A 86 ans, l’acteur Jean-Louis Trintignant révèle qu’il souffre d’un cancer

CONFIDENCES – Interrogé par le magazine "Première" à l’occasion de la sortie de "Happy End", le nouveau film de Michael Haneke, le comédien Jean-Louis Trintignant confie pour la première fois souffrir d’un cancer.

C’est de manière  (presque) anodine que Jean-Louis Trintignant, légende du cinéma français, annonce la triste nouvelle. Dans une interview accordée au magazine Première, dans le cadre de la promo de Happy End, le nouveau film de Michael Haneke en salles le 4 octobre prochain, l’acteur âgé de 86 ans révèle qu’il souffre d’un cancer. "Avant j’avais peur du cancer. Plus maintenant, j’en ai un", avoue-t-il, avec une pointe d’ironie. 


"Quand je signe des autographes (comme je ne vois plus grand-chose, c’est difficile mais bon), je signe ‘Jean-Louis Trintignant’ et je précise en dessus ‘à la fin de sa vie’, ajoute-t-il, sans donner de détails sur la maladie. "Je devrais m'arrêter, mais je ne veux pas. Les moments les plus heureux de ma vie, c'est quand je travaille, quand je fais du théâtre", confiait-il en mai dernier au Festival de Cannes où le film était en lice pour la Palme d'or.

Un nouveau rôle fort chez Haneke

Dans Happy End, Jean-Louis Trintignant interprète George Laurent, le patriarche d’une famille bourgeoise de Calais qui tente de mettre fin à ses jours. Isabelle Huppert et Mathieu Kassovitz lui donnent la réplique dans le rôle de ses enfants. C’est la deuxième collaboration du comédien français avec le cinéaste autrichien qui l’avait dirigé dans Amour, en 2012.


Il y incarnait Georges, un octogénaire dont l’épouse est victime d’une attaque cérébrale. Un rôle pour lequel il a décroché le César du meilleur acteur, le premier de sa carrière. César de la meilleure actrice, sa partenaire Emmanuelle Riva est décédée des suites d’un cancer le 27 janvier dernier à l’âge de 89 ans.

Né à Piolenc, en 1930, Jean-Louis Trintignant a joué dans plus de 120 films dont Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim (1956) avec Brigitte Bardot, Un homme et une femme de Claude Lelouch (1966), Z de Costa-Gavras (1969), Ma nuit chez Maud de Eric Rohmer (1969), ou encore L’homme qui ment d’Alain Robbe-Grillet, qui lui a valu le prix d’interprétation à Cannes en 1968.


Marié à l’actrice Stéphane Audran, de 1954 à 1956, il épousera la réalisatrice Nadine Marquand en 1961 avec laquelle il aura trois enfants, Vincent, née en 1973, Pauline, née en 1969 et décédée l’année suivante et Marie, née en 1962, décédée en 2003 suite à une dispute en Lituanie avec son compagnon, le chanteur Bertrand Cantat.

"Je croyais qu’il allait se suicider mais il ne l’a pas fait", dira Jean-Louis Trintignant en octobre 2013 sur Europe 1 au sujet de l’ex-leader de Noir Désir, qui avait été condamné à huit ans de prison en mars 2004. Il en sortira en octobre 2007. "Je l’ai rayé de ma vie, je ne peux pas dire que j’ai de la haine. C’est quelqu’un que je ne veux pas rencontrer", dira le comédien.

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