Dalida, Cloclo, La Môme : le meilleur et le pire des biopics français

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ENQUÊTE - "La Môme", "Cloclo", "Coco Chanel"... A l'instar de "Dalida", dont l'histoire est racontée au cinéma ce mercredi, de nombreuses personnalités ont été la cible de biopics, genre Hollywoodien par excellence, en France. Voici les trois meilleurs... et les trois pires.

TOP 3 : les 3 biopics made in France qui ne font pas honte à l'artiste

TOP 1. La Môme, d'Olivier Dahan


La réussite de La Môme est indéniable, rapportant 86 274 793 $ à travers le Monde ainsi qu'une multitude de récompenses (César, Oscars, Golden Globes, BAFTA...). Il fit de Marion Cotillard une véritable star internationale et relança la mode des biopics. 


Bon à savoir. Gérard Depardieu y interprète là pour la première fois de sa carrière l'une des rares personnalités historiques aujourd'hui totalement oubliée de la mémoire collective. Pourtant, Louis Leplée est d'une importance primordiale dans l'Histoire de la Culture française. Directeur d'un cabaret parisien, le Gerny's, il est celui qui a découvert Edith Piaf. Après l'avoir entendu chanter dans la rue, il l'engagea aussitôt, lançant ainsi sa carrière. Il fut également à l'origine de son nom de scène, " la môme Piaf " qui, en argot, signifie " petite fille faisant penser à un moineau ". Mais le 6 avril 1936, Louis Leplée est assassiné par de petites frappes, connaissances d'Edith Gassion. 

TOP 2. Gainsbourg, vie héroïque, de Joann Sfar


Personnage atypique s'il en est, Serge Gainsbourg se devait d'avoir son propre biopic. Mais pas n'importe lequel. Le réalisateur Joann Sfar défend son approche artistique : " " Je ne fais pas une biographie romancée classique style La Vie en rose. (...) J'apporte mon univers de BD dans le film - avec des marionnettes, des chansons, de la poésie et des costumes - pour illustrer ma vision personnelle des fantasmes de Gainsbourg. " Nul ne peut remettre en question la performance des différents acteurs, à commencer par celle d'Eric Elmosnino (véritable réincarnation de Gainsbourg), de la regrettée Lucy Gordon (Jane Birkin), Laetitia Casta (Brigitte Bardot), Anna Mouglalis (Juliette Gréco), Mylène Jampanoï (Bambou) et Sara Forestier (France Gall). 


Bon à savoir. En 2011, Gainsbourg, vie héroïque obtient le César du Meilleur Premier Film, du Meilleur Acteur et du Meilleur Son. 

TOP 3 ex-aequo. Cloclo, de Florent Emilio Siri


Il est l'un des évènements français de cette année 2012. Cloclo, écrit et réalisé par Florent Emilio Siri, sortira sur nos écrans le 14 Mars prochain. Jérémie Renier devrait être un Claude François convaincant (les premières images le prouvent aisément). Pour lui donner la réplique, la production s'est entourée d'un casting judicieux : Benoit Magimel incarne Paul Lederman, Joséphine Japy prête ses traits à France Gall tandis que Robert Knepper dut apprendre le répertoire de Franck Sinatra. 


Bon à savoir. Déjà présente sur Podium de Yann Moix, Mia Frye fut en charge des nombreuses chorégraphies de ce film et incarne même ici l'une des claudettes. 

TOP 3 ex-aequo. Mesrine, de Jean-François Richet


Des années 60 à Paris au début des années 70 au Canada, le parcours criminel hors normes d'un petit voyou de Clichy nommé Jacques Mesrine. Produit par Thomas Langmann, mis en scène par Jean-François Richet, le film fut découpé en deux parties, L'instinct de mort et L'ennemi public numéro un. "Le cinéma ne pouvait passer à côté d'un personnage aussi fort ; l'ambiguïté de l'homme et les multiples perceptions qu'on en garde fascinent aujourd'hui encore. Nous avons été nombreux à rêver de porter sa vie à l'écran. Il n'était pas question d'en faire un modèle ou un héros, mais de montrer le personnage dans toute sa complexité, y compris ses aspects les plus sombres. Derrière l'icône, c'est le parcours d'un homme, un biopic où se mêlent action et émotion", dixit Langmann lui-même. Aux côtés de Vincent Cassel dans le rôle-titre, on retrouve Cécile de France, Gérard Depardieu, Gilles Lellouche, Michel Duchaussoy ou bien encore Ludivine Sagnier. 


Bon à savoir. A sa sortie, le succès fut tel que chaque volet cumula près de 2 millions d'entrées. 

Flop 3 : les 3 biopics qui n'auraient jamais dû voir le jour

FLOP 1. Coluche, l'histoire d'un mec, de Antoine de Caunes


En 2008, Antoine de Caunes tente un pari fou : celui de réaliser un " biopic " consacré à la vie de Coluche, ou tout du moins l'une des périodes les plus importantes de son existence : les élections présidentielles de 1981. Pour ce faire, il choisit le comédien François-Xavier Demaison, qui se montre à la hauteur de nos espérances, et bien plus encore. Malheureusement, la réalisation d'Antoine de Caunes reste plate et l'intensité dramatique pourtant propre à cette histoire ne transparait jamais. 


Bon à savoir. Citons néanmoins la perfection du casting, réunissant Léa Drucker (Véronique Colucci), Olivier Gourmet (Jacques Betruger), Jean-Pierre Martins (Romain Goupil), Alexandre Astier (Jean-Marc Reiser), Denis Podalydès (Jacques Attali), et François Rollin (Gérard Nicoud). 

FLOP 2. La conquête, de Xavier Durringer


On attendait un brûlot politique. La conquête ne livre finalement aucun regard critique à l'égard du Président français Nicolas Sarkozy. Le film n'est même qu'une simple illustration de son ascension au pouvoir, sans réelle autre information. A l'arrivée, le film déçoit une très grande majorité (seulement 500 000 spectateurs se déplaceront pour le voir), malgré un casting aussi original que judicieux (Denis Podalydès, Bernard Lecoq, Florence Pernel, Hippolyte Girardot, Samuel Labarthe, Dominique Besnehard...). 


Bon à savoir. Le film n'est qu'une simple illustration de son ascension au pouvoir, sans réelle autre information, et ressemble, au mieux, à un long sketch des Guignols de l'info. Douche froide. 

FLOP 3. Coco Chanel et Igor Stravinsky, de Jan Kounen


L'existence de Coco Chanel inspire décidément le Septième Art. Quelques mois après Anne Fontaine, c'est donc au tour de Jan Kounen de se pencher sur le sujet. Anne Mouglalis succède ici à Audrey Tautou tandis que Mads Mikkelsen hérite du rôle d'Igor Stravinsky. Si à l'écran le couple fonctionne, le style de Jan Kounen manque de s'imposer et le résultat ennuie. 


Bon à savoir. Coco Chanel et Igor Stravinsky a clôturé le Festival de Cannes en 2009 mais à la différence de son prédécesseur il ne rencontrera pas un immense succès lors de sa sortie en salles (quelques 100 000 spectateurs). 

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