De "Elizabeth" à "Carol" : les 5 meilleurs rôles de Cate Blanchett

De "Elizabeth" à "Carol" : les 5 meilleurs rôles de Cate Blanchett

BEST OF – Martin Scorsese, Peter Jackson, Alejandro González Iñárritu, David Fincher, Steven Soderbergh… Les plus grands réalisateurs se l’arrachent et on les comprend. L’australienne Cate Blanchett est une explosion d’élégance et de raffinement. Elle le confirme cette semaine dans "Carol" de Todd Haynes. Pour l’occasion, metronews revient pour vous chronologiquement (et subjectivement) sur ses 5 plus beaux rôles.

 ELIZABETH de Shekhar Kapur (1998)
C’est grâce à cette œuvre passionnante que la belle australienne a conquis le monde en 1998, raflant de nombreuses récompenses, dont le Golden Globe de la meilleure actrice dans un drame. Agée alors de 28 ans, on la découvre sous les traits d’Elizabeth 1ère d’Angleterre. Impeccable sous les costumes d’époque, elle porte l’intrigue avec une fragilité solide. Son visage diaphane imprime tous les combats de ladite figure historique qui, pour rappel, résista dans un monde dominé par la gent masculine et offrit à sa nation un règne somptueux.

► AVIATOR de Martin Scorsese (2004)
Après avoir jonglé entre petites et grosses productions – elle incarne Galadriel dans Le Seigneur des Anneaux –, Cate Blanchett fait main basse en 2005 sur l’Oscar du Meilleur Second Rôle Féminin sous la direction de Martin Scorsese. Pour les besoins d’Aviator, biopic consacré à la vie de Howard Hughes (Leonardo DiCaprio), l’intéressée se glisse dans la peau de la star Katherine Hepburn (laquelle remporta la même récompense à 4 reprises) et tient la dragée haute à son partenaire. Elégance, mimétisme, charme : le compte est bon.

► BABEL d’Alejandro González Iñárritu (2006)
Bien que Babel soit un film choral, reposant sur les prestations d’une épatante brochette d’acteurs, Cate Blanchett y tire brillamment son épingle du jeu. Elle incarne une touriste en visite au Maroc avec son mari (Brad Pitt – à qui elle a aussi royalement donné la réplique dansL’étrange histoire de Benjamin Button). Loin de son Amérique natale, cette héroïne espère panser les larges plaies de son couple. Impossible d’oublier son regard vide avant qu’elle ne prenne une balle perdue près de l’épaule. Sans en faire des tonnes, la star parvient à restituer l’extrême fragilité d’une femme apeurée.

► BLUE JASMINE de Woody Allen (2013)
2014 restera probablement l’une des plus belles années de la carrière de Cate Blanchett. Preuve en est avec la multitude de trophées – dont le fameux Oscar de la Meilleure Actrice – qu’elle a eu la joie de soulever pour son interprétation de femme névrotique et désabusée chez Woody Allen. Elle est en effet la matrice absolue de Blue Jasmine et parvient avec aplomb à slalomer entre la façade lisse de son personnage (argenté puis désargenté) et son intérieur complètement ravagé. La puissance de la séquence finale est dévastatrice. Chapeau bas !   

► CAROL de Todd Haynes (2016)
Dans le New York des années 1950, Carol suffoque dans une existence familiale corsetée. La lumière se fera dans un centre commercial. C’est là qu’elle croise Theresa (Rooney Mara), une jeune vendeuse dont elle s’énamoure. Commence alors une histoire qui va bousculer les normes d’une société compassée... Cate Blanchett éblouit par sa composition où le raffinement et la révolte sourde s’entremêlent. Et jette aussi l’un des plus beaux regards de ces dernières années à la fin de cette merveille de Todd Haynes (qui l’avait déjà dirigée dans I’m not there). 

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