Faut-il craquer (ou pas) pour "Mistress America" avec Greta Gerwig ?

Faut-il craquer (ou pas) pour "Mistress America" avec Greta Gerwig ?

CINE INDE – Après "While we’re young", Noah Baumbach signe une nouvelle comédie de moeurs allenienne avec la star féminine préférée des bobos, Greta Gerwig. Woody a-t-il de quoi être fier de son plus grand fan ? Réponse.

Des héroïnes charmantes... mais trop bobos
La brune, la blonde. La première, étudiante en littérature et apprentie écrivaine, est timide, mal dans ses pompes, solitaire. La seconde, électrique, populaire, oisive, apprendra à sa cadette, future demi-sœur fraîchement débarquée dans la grosse pomme, à profiter d’un New-York bio et hipster. Et Noah Baumbach de signer un récit initiatique avec une trentenaire branchée comme mentor. Résultat : des névroses et des désillusions de bobos made in Brooklyn qui, ponctuellement amusantes , restent trop superficielles pour nous embarquer réellement dans cette histoire de passage à l’âge adulte.

Greta is great... mais se répète
Depuis Greenberg, Noah Baumbach ne quitte plus Greta Gerwig, sa muse, sa compagne et l’actrice du succès indépendant Frances Ha. Hélas, malgré son énergie échevelée, la trentenaire s’enferme dans un registre d’adulescente refusant de céder aux sirènes des responsabilités adultes sous couvert de liberté et d’indépendance. Caricatural, à l’instar du personnage de la jeune Lola Kirke qui, agneau innocent au début du film, finira par dompter cette jungle et cette faune urbaines et par dépasser son maître. 

Noah Baumbach a du talent... mais n'est pas Woody Allen
Si Mistress America rappelle les screwball comedies des années 30 et 40 avec ses personnages loufoques et ses excentricités, Noah Baumbach puise aussi et surtout chez son idole, Woody Allen, avec cette comédie de mœurs et d’apprentissage centrée sur des héroïnes new-yorkaises aux vagues velléités artistiques. Tout ici rappelle le maître du genre mais jamais ne l’égale. En cause, un manque de recul et de second degré, des personnages trop caricaturaux pour être attachants et des dialogues trop téléphonés pour être vraiment piquants.

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