Exclu du Festival de Cannes après ses propos sur Hitler, Lars von Trier songe à y retourner

Exclu du Festival de Cannes après ses propos sur Hitler, Lars von Trier songe à y retourner

COME-BACK ATTENDU - Ex-"persona non grata" du Festival de Cannes, le réalisateur danois pourrait y présenter son nouveau long-métrage l'an prochain. "J'ai parlé aux gens que je connais. Si je voudrais y aller ? Peut-être", a-t-il déclaré mardi sur les lieux de tournage en Suède de "The House That Jack Built" aux côtés de Matt Dillon et Uma Thurman.

Imprévisible Lars. Alors qu'il fuit les journalistes depuis six ans, Lars von Trier les a lui-même convoqués à Bengtsfors, dans l'ouest de la Suède, où démarre le tournage de son prochain film The House That Jack Built. Et ils étaient nombreux à s'être déplacés pour rencontrer le réalisateur danois, venu avec ses acteurs Matt Dillon et Uma Thurman, selon l'AFP. Il n'a pas pu échapper à quelques questions sur le Festival de Cannes, dont il avait été exclu avec force et fracas en 2011. En pleine conférence de presse pour Melancholia, il avait déclaré "comprendre" Hitler.

Il n'a pas joué Hitler ?Lars von Trier à propos d'un de ses acteurs

Désormais débarrassé de son statut de "persona non grata", Lars von Trier songe même à retrouver la Croisette en 2018. Pourquoi pas pour y présenter le film qu'il est en train de tourner. Il serait même déjà entré en contact avec les organisateurs. "J'ai parlé aux gens que je connais. Si je voudrais y aller? Peut-être", a-t-il lâché à la presse avant de glisser dangereusement. Une nouvelle fois.


Interrogé sur la carrière de l'acteur allemand Bruno Ganz, également au générique de Jack, Matt Dillon a assuré qu'il était "un de (ses) acteurs préférés".  Lars von Trier l'a alors interrompu en feignant de se demander : "Il n'a pas joué Hitler ?", provoquant les rires embarrassés de l'assistance avant de se faire reprendre par une collaboratrice.

Dans le film, dont la sortie est prévue pour 2018, Matt Dillon incarne un tueur en série de l'Amérique des années 1970 qui considère chaque meurtre comme une oeuvre d'art. Uma Thurman, qui apparaissait déjà brièvement dans Nymphomaniac, est sa première victime. "Nous avons envoyé le scénario à tellement de gens (...) qui ont répondu qu'ils feraient tout pour travailler avec moi si c'était un autre scénario (...) Ces deux-là ont accepté et j'ai dit 'quoi ? vous êtes sûrs ?'", a plaisanté Lars von Trier.  

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