Gérardmer 2016 - "Howl" : quand des loups-garous dégustent les passagers d’un train

Gérardmer 2016 - "Howl" : quand des loups-garous dégustent les passagers d’un train

CRITIQUE - Dans un train de banlieue londonien, des quidams se font attaquer par des loups-garous aux crocs acérés. Tel est le menu de "Howl", présenté vendredi soir au Festival International du Film Fantastique de Gérardmer. metronews a fait le trajet et c’était sanglant.

Tout commence avec deux scénaristes, Mark Huckerby et Nick Ostler, coincés un soir dans un train de banlieue londonien. A l’intérieur, les passagers, peu enclins au dialogue, tirent la tronche. A l’extérieur, les gouttes de pluie s’écrasent en faisant gémir le sol. Pour couronner la grisaille du tableau, une panne mécanique entame le trajet. Face à cette situation pour le moins incommode, les deux bonhommes cogitent, se demandant ce qui pourrait venir aggraver l’insupportable. En fans du cinéma de genre, la réponse - presque évidente - ne tarde pas à poindre : des loups-garous.  

C’est ainsi qu’est née la série B Howl, seconde réalisation du britannique Paul Hyett, connu pour ses talents de maquilleur et ses conceptions d’effets spéciaux. Il a notamment collaborer avec Neil Marshall pour les besoins de The Descent, un sommet du genre, et de Doomsday. Fort d’un amour sincère pour les codes du cinéma fantastico-horrifique, ce dernier immortalise, avec un humour chevillé au corps, le calvaire vécu par les usagers d’un train. Pêle-mêle, on y trouve le contrôleur consciencieux, l’adolescente impolie qui mâche son chewing-gum avec l’aplomb d’une vache normande, un glouton qui dévore bruyamment son kebab ou encore un cadre supérieur particulièrement fat. 

Plaisir (croc croc) coupable

Alors que la lune est pleine et que la machine a été enrayée par une bête écrasée, des loups-garous affamés viennent semer la panique (et la discorde) au sein de ce panel sociétal. Et ici, autant dire que tout le monde est logé à la même enseigne, pourvu que sa chair soit fraiche et juteuse. Débauche d’hémoglobine, viscères à découvert, maniement de haches et d'autres outils contondants, Howl enquille les exubérances avec un second degré jamais dissimulé. Conçu comme un pur divertissement doté, qui plus est, d’une générosité à toute épreuve, le résultat se savoure avec un plaisir coupable et une indulgence spacieuse. En espérant, pour votre samedi soir entre amis, que cette boutade sanguinolente sympathiquement dé(lé)bile ait droit à une sortie en DVD… 

A LIRE AUSSI >> Gérardmer 2016 : quelles sont les bases pour devenir maquilleur au cinéma ?

Les tags

    Et aussi

    Sur le même sujet

    À suivre

    Rubriques