Jack Black : "Ce qui me donne la chair de poule ? Donald Trump !"

Jack Black : "Ce qui me donne la chair de poule ? Donald Trump !"

INTERVIEW – Chantre de la comédie US, l’inénarrable Jack Black était de passage à Paris il y a quelques jours pour la promotion de "Chair de Poule" (en salles ce mercredi), l’adaptation des romans horrifiques pour enfants de l’auteur R.L. Stine, qu’il incarne à l’écran. Avec l’inaltérable pétulance qu’on lui connait, l’intéressé s’est confié à metronews.

Beaucoup de gens comparent Chair de Poule à Jumanji. Trouvez-vous ce parallèle exact ?
Je trouve que la comparaison est juste. Notre but était de nous rapprocher de ces films pour enfants des années 80 et 90, auxquels le nom de Spielberg était souvent rattaché. Jumanji en fait partie, au même titre que Les Goonies ou Les Gremlins…  

Avez-vous rencontré le véritable R.L. Stine, que vous campez à l’écran ?
Oui, avant le début du tournage. Impossible de faire ce film sans sa bénédiction d’autant plus que nous avons pris de sévères libertés avec sa vraie vie. Il a un incroyable sens de l’humour. C’est un écrivain brillant et une personne agréable. 

Connaissiez-vous ses livres ?
J’en ai parcouru quelques-uns pour préparer le tournage et comprendre la tonalité de son œuvre. 

Enfant, vous lisiez quoi ?   
J’adorais les nouvelles d’Edgar Allan Poe, comme Double assassinat dans la rue Morgue. Je les ai toutes lues. Après avoir découvert les films L’exorciste et Shining, qui m’ont traumatisé, j’ai lu les romans respectifs de William Peter Blatty et Stephen King.

"J’ai peur de la droite américaine."  

Dans Chair de Poule, des monstres de fiction s’échappent des livres. Si vous en aviez le pouvoir, quel être maléfique issu d’un roman choisiriez-vous de lâcher dans la nature?
(sourire) Hannibal Lecter, qui est un personnage si délicieux. C’est le genre de figure romanesque qui nous pousse à rouvrir la trilogie de Thomas Harris juste pour lire les parties où il intervient. Je le libèrerai parce que c’est un génie luciférien qui tue les bonnes personnes. Il utilise ses pouvoirs ténébreux pour faire le bien. (éclat de rire) Un peu comme Dexter !

Comment expliquez-vous la popularité des monstres au cinéma ?
Quand on est jeune, on réalise qu’ils constituent un passage vers l’âge adulte. En substance : si on est assez brave pour voir un film d’horreur, ça veut dire qu’on n’est plus un bébé. Les enfants veulent passer ce test pour affronter leur peur et se sentir plus forts. Les monstres, c’est fun à regarder. Dark Vador est génial ! Que serait la bible sans Satan ? Ça serait chiant. On a besoin de vrais méchants.

Souffrez-vous du syndrome de Peter Pan ?
Oui… J’ai une réelle connexion avec mon enfance… Je crois que ça se voit dans mes choix de rôle. Mon sens de l’humour est enfantin…

Qu’est-ce qui vous donne la chair de poule en ce moment ?
Donald Trump, évidemment. Il semble être talonné par un nouveau rival, tout aussi nul, voire pire. Quel que soit le vainqueur des républicains, ça me fera flipper. J’ai peur de la droite américaine.

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