Janis Joplin plus vivante que jamais dans un documentaire bouleversant

Janis Joplin plus vivante que jamais dans un documentaire bouleversant

COUP DE CŒUR – En salles ce mercredi, le documentaire "Janis" d’Amy Berg, sélectionné à Deauville, Venise et Toronto, retrace la vie courte et incroyable de Janis Joplin. metronews vous donne trois bonnes raisons de prendre le chemin des salles obscures pour succomber, une énième fois, à la voix de la chanteuse.

 Ode à la jeunesse
En choisissant de consacrer un documentaire à Janis Joplin, la réalisatrice américaine Amy Berg (Délivrez-nous du mal, Prophet's Prey) va bien plus loin que la simple célébration d’un timbre mythiquement éraillé. Elle rend également hommage à ceux qui, comme la chanteuse, ont été fauchés trop tôt. Impossible en effet de ne pas songer au tristement célèbre "Club des 27" – Kurt Cobain, Jimmy Hendrix, Jim Morrison ou Amy Winehouse – dont les membres, décédés à 27 ans, ont marqué de multiples générations au fer rouge. Leur aura, toujours intacte, distord le temps dans un cri éternel renfermant blessures intimes et rage créatrice.

► Une voix unique
Surnommée la "Pearl" de son Texas natal, Joplin a très vite hanté les esprits de ceux qui l’ont croisée (et écoutée) grâce à sa voix teintée de ce blues qu’elle vénérait. De sa chorale locale aux petits bars anonymes jusqu’aux plus grandes scènes, chacune de ses notes révélaient, par ses nuances, des pans entiers de sa vie. Ici, on découvre la genèse de certains de ses tubes imparables, comme le sublime Cry Baby consécutif à un gros chagrin de cœur. Lequel ferait passer Hello d’Adele pour du Hello Kitty. A l’instar du récent Amy d’Asif Kapadia, le film d’Amy Berg fait du souffle musical de son héroïne le fil rougeoyant du récit.

► Une intimité désarmante
Outre l’exhumation de vidéos inédites et le recueil de témoignages touchants, donnant à voir Joplin comme jamais auparavant, ce documentaire est ponctué par les correspondances que l’icône a entretenues avec sa famille alors qu’elle bâtissait le début de sa courte carrière. Des lettres bouleversantes lues pour l’occasion par la chanteuse Cat Power. Ecrites avec une rare sensibilité, ces missives cartographiaient, mieux que n’importe quel ouvrage, les nombreuses fêlures de l’interprète de Piece of my heart. Au gré des mots, elle y apparait forte, engagée, meurtrie, déterminée, asphyxiée… Un grand huit émotionnel qui a marqué sa musique et, quelque part, provoqué sa mort d’une overdose à l’héroïne.   

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