Jeff Goldblum a fait le show lors de son hommage au Festival de Deauville

JOUR 3 - Le 43e Festival de Deauville a rendu hommage dimanche au comédien Jeff Goldblum, qui a assuré le spectacle devant un public hilare. Les festivaliers ont pu découvrir "A Ghost Story", avec Casey Affleck et Rooney Mara, ainsi que "Ingrid Goes West", avec Elizabeth Olsen, en compétition.

Mais qui aurait pu soupçonner l'acteur de La Mouche de David Cronenberg et de Independence Day de Roland Emmerich d'être aussi enjoué ? Certainement pas ceux qui, dans les années 80-90, le pensaient aussi torturé que les films dans lesquels il jouait. 


En réalité, il est extraverti, drôle et l'a prouvé ce dimanche soir. Lors de son hommage rendu par le 43e Festival de Deauville, Jeff Goldblum s'est révélé en forme, divertissant le public pendant 17 minutes détonnantes dans un contexte a priori aussi guindé. Un sens de l'humour qui, disons-le, a fait mouche. 

Grisé par l'accueil, le comédien a voulu jouer avec les spectateurs présents dans la salle et, entre deux private joke, notamment sur Jurassic Park, a plaisanté en fredonnant une illustre chanson grivoise dans un français somme toute assez impeccable. Sacré Jeff, qui a conclu son hommage sur les derniers mots du film Casablanca ("Louis, je crois que c'est le début d'une belle amitié") afin de qualifier son lien entre les festivaliers et lui.


Finissons enfin par défaire cette rumeur : non, Jeff Goldblum n'a pas joué que des scientifiques au cinéma. Du hippie (Nashville de Robert Altman) à l'extraterrestre (Earth Girls are easy), sa filmographie indique une gamme variée de personnages le plus souvent inquiets, pittoresques et excentriques. 

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Bande annonce "A Ghost Story"

Pendant ce temps, la compétition fait rage

Ce dimanche, les Festivaliers ont pu découvrir en compétition A Ghost Story, où le réalisateur David Lowery retrouve les deux acteurs de l'un de ses précédents films (Les Amants du Texas) - soient les formidables Casey Affleck et Rooney Mara - le temps d'une histoire de fantôme d'amour. 


Un homme (Affleck donc) décède et son esprit, recouvert d'un drap blanc, revient hanter le pavillon de banlieue de son épouse éplorée, afin de tenter de la consoler. Mais il se rend vite compte qu'il n'a plus aucune emprise sur le monde qui l'entoure, qu'il ne peut être désormais que le témoin passif du temps qui passe, comme passe la vie de celle qu'il a tant aimée. Fantôme errant confronté aux questions profondes et ineffables du sens de la vie, il entreprend alors un voyage cosmique à travers la mémoire et à travers l'histoire.


Dans un registre plus frivole, il était possible de succomber à Ingrid Goes West, dans lequel une femme accro à Instagram et psychologiquement perturbée (cause à effet ? On pose les vraies questions qui dérangent) décide d'emménager en secret à Los Angeles afin de se rapprocher de son idole : Taylor Sloane, une prescriptrice de mode et de qualité de vie dont elle envie le petit ami artiste peintre, le chien photogénique et les nombreux produits et autres marques publicitaires dont elle fait la promotion auprès de ses nombreux followers. Vu la qualité des films, oui, la compétition fait rage à Deauville.

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