"La Grande Muraille" : on a trouvé le premier gros nanar de la carrière de Matt Damon

"La Grande Muraille" : on a trouvé le premier gros nanar de la carrière de Matt Damon

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COUP DE GUEULE – La star hollywoodienne de Jason Bourne avait jusque-là choisi ses films avec bon goût (le plus souvent) et pertinence. Mais ça, c’était avant. Avant "La Grande Muraille" de Zhang Yimou, blockbuster nanardesque qui pourrait concourir dans toutes les catégories des Razzie Awards.

De l’aventure, la Chine, Zhang Yimou (Epouses et concubines, Hero...) à la réalisation : Matt Damon avait, sur le papier, quelques raisons d’accepter La Grande Muraille. Pourtant, après avoir vu le film, on ne comprend plus ce qui a bien pu pousser la star à cachetonner ainsi. Explications.

Un scénario accessoire

L’acteur américain enfile l’armure d’un mercenaire, archer plus doué que Robin des Bois, qui affronte des hordes de monstres sanguinaires à grandes dents aux côtés d’une  armée chinoise sur-entraînée et menée par une cheftaine sexy.  Rien d’autre à se mettre sous la dent que ce pitch : les héros de La Grande muraille sont creux, les seconds rôles réduits à des caricatures, les enjeux de pacotille (cache-t-il un cœur et des valeurs sous sa carapace? ) et les dialogues réduits au minimum syndical pour qu’on comprenne (vite fait) de quoi il retourne.

Un mise en scène décevante

Avec Zhang Yimou derrière la caméra, on s’attendait a minima à être visuellement épaté. Même pas. Les costumes sont kitschs (avec chaque corps de l’armée jouant les forces jaunes, roses ou bleues tels des Bioman), les dragons à cran et à crocs semblent sortis d’un film des années 80 et les scènes de combat (qui constituent 80% du film) sont si bordéliques qu’on ne voit rien. Et inutile de le préciser mais pour le souffle épique ou l’adrénaline, on repassera.

Une star paumée

Si l’on se demande ce que Matt Damon est venu faire dans cette galère, apparemment lui aussi se pose la question à en croire son jeu peu concerné. L’acteur sort ses pâles répliques avec un manque de conviction qu’on ne lui connaissait pas. Mais on ne saurait le blâmer étant donné le niveau de son amourette avec la guerrière badass qui l’accompagne ou les tentatives avortées d’humour entre lui et son poto mercenaire. On aurait plutôt imaginé Nicolas Cage dans la peau de ce soldat au cœur et au courage aussi grands que ses extensions capillaires !

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