Les critères d'interdiction des films aux moins de 18 ans vont bientôt changer

Les critères d'interdiction des films aux moins de 18 ans vont bientôt changer

CENSURE - Le rapport a été remis aujourd'hui par la nouvelle ministre de la Culture Audrey Azoulay. Il prévoit de limiter les recours en justice des associations telles que Promouvoir.

Baise-moi, La vie d'Adèle , Love , Antichrist ... Les visas d'exploitation tombent comme des mouches après les actions en justice récurrentes de Promouvoir. L'association catholique traditionaliste a fini par déchaîner les foudres des cinéphiles. Le gouvernement vient d'amorcer un premier pas pour entraver ce type de procédure judiciaire.

D'après l'AFP , un récent rapport devrait permettre de modifier les critères d'interdiction des films aux moins de 18 ans. La nouvelle ministre de la Culture Audrey Azoulay a annoncé ce lundi que le texte visait à limiter les recours en justice et à "conforter" les avis de la commission chargée de la classification des films.

Une procédure plus simple et plus rapide

Aujourd'hui, tout film comportant des "scènes de sexe non simulées ou de très grande violence" est automatiquement interdit aux mineurs. Audrey Azoulay souhaite modifier le code du cinéma qui entraine cette interdiction automatique. Cette réforme fait suite aux récentes victoires en justice de l'association Promouvoir, portée par l'avocat André Bonnet. Après avoir obtenu le changement de classification de nombreux films, ce dernier vient d'essuyer un échec avec le film Les Huit Salopards. Il cherchait à en faire sauter l'interdiction aux moins de 12 ans.

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"Aujourd'hui les avis de la commission de classification sont soumis (...) à des aléas compte tenu des recours, s'agissant notamment de films interdits aux moins de 12 ans et aux moins de 16 ans qui deviennent interdits aux moins de 18 ans. Or les enjeux sont très importants" a précisé Mme Azoulay lors de la remise du rapport rédigé par Jean-François Mary, président de la commission de classification des oeuvres du CNC (Centre national du cinéma).

Cette réforme permettrait de raccourcir le délai des procédures. En effet, les délais actuels créent des incohérences : il arrive qu'un film n'ait pas la même classification entre sa sortie en salles et sa sortie en DVD. Une procédure plus simple et plus rapide garantirait une "cohérence" sur la durée de vie d'une oeuvre selon la ministre.

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