Les films aux scènes de sexe non simulé ne seront plus automatiquement interdits aux mineurs

Les films aux scènes de sexe non simulé ne seront plus automatiquement interdits aux mineurs

SEXE POUR TOUS - Le Journal Officiel a publié un décret annonçant que les films contenant des scènes de sexe non simulés ou des actes de violences ne seront plus automatiquement interdits aux moins de 18 ans. Une réforme nécessaire face aux nombreux recours en justice de l'association Promouvoir.

En décembre dernier, l'association Promouvoir déposait un énième recours pour faire interdire un film, après la sortie de Sausage Party, un long métrage d'animation jugé vulgaire et contenant de nombreuses scènes à caractère sexuel entre divers aliments. Une nouvelle victime du conservatisme de l'association, qui s'était attaqué à La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche, Antichrist de Lars von Trier ou encore Love de Gaspar Noé dans le passé. Face à ces nombreux recours en justice, Audrey Azoulay, la ministre de la Culture, a décidé de mettre en place un décret modifiant les critères de classification des films, nous apprend l'AFP. 


Résultat : les films contenant des scènes de "sexe non simulé" ne seront plus automatiquement interdits aux moins de 18 ans. Le texte a été publié ce jeudi 9 février dans le Journal Officiel et fait suite à la promesse de la ministre de la Culture, datant de septembre 2015. Jusqu'à aujourd'hui, les films qui comportaient "des scènes de sexe non simulées ou de très grande violence" étaient classés interdits aux moins de 18 ans sans un passage devant la commission. La mention maintenant supprimée, cette dernière aura la liberté de choisir la classification des films.

Un classement X plus obligatoire

"La mesure de classification devra être proportionnée aux exigences tenant à la protection de l'enfance et de la jeunesse, au regard de la sensibilité et du développement de la personnalité propres à chaque âge, et au respect de la dignité humaine", indique le texte, ajoutant que "lorsque l'oeuvre ou le document comporte des scènes de sexe ou de grande violence qui sont de nature, en particulier par leur accumulation, à troubler gravement la sensibilité des mineurs, à présenter la violence sous un jour favorable ou à la banaliser", le visa d'exploitation doit indiquer l'interdiction aux moins de 18 ans.


Il n'est cependant pas nécessaire que cette classification soit accompagnée d'un classement X, cela dépendra du "parti pris esthétique ou le procédé narratif sur lequel repose l'oeuvre ou le document", qui peut justifier son absence. Enfin, le décret indique que "la cour administrative d'appel de Paris est désormais compétente en premier et dernier ressort en cas de recours. afin de simplifier les procédures et d'en réduire les délais". On attend maintenant la réaction de l'association Promouvoir, qui a encore de nombreux recours en justice dans la poche.

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