"Mon maître d'école" - Demaison : "J'ai eu un coup de foudre"

"Mon maître d'école" - Demaison : "J'ai eu un coup de foudre"

INTERVIEW – François-Xavier Demaison ajoute une nouvelle corde à son arc. L’acteur et humoriste a lancé sa propre boîte de production. Laquelle vient d’accoucher de son premier poulain : Mon maître d’école. Soit un documentaire attendrissant d’Emilie Thérond, en salles ce mercredi, relatant le quotidien d’une école d’un petit village. L’intéressé est revenu pour metronews sur ce projet.

Qu’est-ce qui vous a poussé à produire Mon maître d’école ?
J’ai eu un coup de foudre pour Monsieur Burel, cet instituteur au grand cœur qui a transmis à ses élèves la tolérance au même titre que l’orthographe et les mathématiques. Ce frisson ressenti à sa découverte, j’avais envie de le partager avec le plus grand nombre. C’est une aventure d’amitié et d’engagement. Je voulais témoigner de quelque chose de fort, transmettre des valeurs qui font du bien... Il fallait que ce film existe. Ce n’était pas possible de laisser Monsieur Burel dans un tiroir. L’école est un thème essentiel, c’est là qu’on fait les citoyens.

D’où vous est venu ce désir d’enfiler une casquette de producteur en lançant votre propre structure ?
J’avais envie de raconter des histoires autrement. J’ai tourné dans 26 films, je fais du one man show… C’est très autocentré. A un moment, je trouve ça bien de pouvoir valoriser les autres. Ça me rend heureux, me remplit. Cette activité est peut-être un trait d’union entre mon métier artistique et une volonté d’être plus entrepreneur, de provoquer des projets.

"C’est une histoire d’amour pagnolesque"

De très nombreux documentaires traitent du milieu scolaire. Qu’est-ce qui singularise celui d’Emilie Thérond ?
C’est une histoire d’amour pagnolesque. Emilie pose ses yeux d’enfant sur son ancien instituteur et le filme comme un héros ordinaire. C’est marrant, on sort chez Walt Disney, la marque des super-héros, entre Star Wars et Captain America. (il prend la voix des bandes-annonces américaines) Academy Award Winner Mister Burel, coming back to the future… (rires)

Vous semblez être vraiment très fan de Monsieur Burel…
Mais grave… Je continue d’ailleurs à l’appeler Monsieur Burel. Je suis toujours aussi impressionné par lui. Je le respecte, je l’aime, on se fait des bisous. Je vous jure, c’est merveilleux. Ce ne sont pas quatre phrases montées comme ça. Il ne fait jamais de remarques déplacées, il a toujours les bons mots… (Monsieur Burel entre comme par magie dans la pièce et salue François-Xavier Demaison…) Je ne sais plus où on en était… (Réflexion) Ma fille de 8 ans a adoré le film. J’espère d’ailleurs qu’elle sera toujours contente d’aller à l’école.

"Il y a quelque chose qui me fait peur à l’école, c’est la cruauté"

Quel type d’élève étiez-vous ?
J’étais dans le peloton, un peu rêveur. J’ai eu des moments où j’étais bon élève, d’autres moins bons. J’ai découvert le théâtre en 4e. J’étais un petit gros. J’ai compris que c’est ce qui pouvait me permettre de parler aux filles. J’adorais le français et l’histoire. Mes points faibles étaient les maths et la gym. Le footing, je ne pouvais pas. Au bout de 8 minutes, je croyais que j’allais crever. Mon corps n’était pas fait pour ça.

En tant que ministre de l’éducation nationale, quelle serait votre première décision ?
Je démissionnerais et offrirais mon poste à Monsieur Burel (rires). Je ne suis ni sociologue ni recteur d’académie. C’est facile à dire, mais je donnerais plus de moyen. (Réflexion) Il y a quelque chose qui me fait peur à l’école, c’est la cruauté.

A LIRE AUSSI >> Les autres sorties de la semaine, c'est pas ici.

Les tags

    Et aussi

    Sur le même sujet

    À suivre

    Rubriques