"Nous ne sommes pas des clients" : Edouard Baer pousse un coup de gueule après le remaniement

"Nous ne sommes pas des clients" : Edouard Baer pousse un coup de gueule après le remaniement

PAS CONTENT – Dans une longue tribune publiée sur Facebook, le comédien Edouard Baer se lâche. Et tacle les "calculs politiciens" au sommet de l'Etat, de l'arrivée de Laurent Fabius à la tête du Conseil constitutionnel à l'entrée au gouvernement de Jean-Michel Baylet en passant par le limogeage de la ministre de la Culture, Fleur Pellerin.

Mais quelle mouche l'a donc piqué ? D'ordinaire doux rêveur, le comédien Edouard Baer s'indigne, voire s'engage dans une tribune un brin longue, voire décousue, publiée sur son compte Facebook . Celui qu'on peut voir actuellement au cinéma dans Encore heureux, aux côtés de Sandrine Kiberlain, le reconnaît. "C'est emmerdant les acteurs qui s'expriment sur l'actualité ; les indignations, les colères, les coups de gueule : ça sent l'envie de buzz, l'ego qui se rajoute aux autre égos", admet-il.

Si d'autres avant lui ont réagi face à la mort du petit Aylan, aux attentats de Charlie Hebdo ou du 13 novembre, l'ex-trublion de Canal + s'est senti poussé des ailes – et une âme de pamphlétaire – pour une raison a priori plus banale. "Tout à coup, entre mille soubresauts un peu décevants, entre mille petite échanges d'invectives pré électorales et politiciennes auxquelles on est habitués, et c'est pas grave, c'est le jeu de la démocratie, tout à coup est arrivé ce presque rien : le remaniement du gouvernement", écrit-il.

"On n'en peut plus des coups malins"

"C'est donc à ça qu'ils" pensent en ce moment ? C'était si important de libérer Fabius pour qu'il prenne à temps la tête du Conseil constitutionnel ?", s'interroge Edouard Baer. "Si nécessaire de récupérer quelques figures écolos pour affermir la majorité ? Si urgent de nommer l'éternel monsieur Baylet au gouvernement dans le même but ? Si malin de nommer une nouvelle ministre de la culture pour exciter les médias et détourner leur attention ? Mais on n'en peut plus des coups malins", lâche-t-il.

"Ce n'est pas ça dont on rêve", poursuit le comédien, se faisait soudain plus lyrique. "Nous attendons, nous méritons autre chose que ce mépris, ces calculs politiciens d'un autre âge. Nous avons besoin d'autre chose. D'absence de calcul. De courage. De vie. De spontanéité. Nous ne sommes pas des clients", écrit-il. "Nous n'attendons pas qu'on nous vende ou même qu'on nous donne mais qu'on nous aide à partager cet espoir. Ou même un mot plus beau parce qu'il dure plus longtemps : l'espérance."

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