On a vu "50 nuances plus sombres" et c’était plutôt "50 nuances plus soft"

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PAS DE QUOI FOUETTER UN CHAT - Deux ans après la sortie du premier volet, Anastasia Steele, son amant milliardaire Christian Grey et son goût pour les joujoux qui font mal au lit sont de retour dans les salles ce mercredi. Une suite très attendue qui au final inscrit définitivement la saga au rayon des bonnes comédies romantiques auxquelles il manque le piquant pourtant annoncé.

"Pas de règles, pas de châtiments, plus de secrets"... mais moins de sexe. Les nouveaux termes du contrat – verbal cette fois-ci – établi entre Anastasia Steele et Christian Grey nous ont un peu laissé sur notre faim. Nos ventres grondaient pourtant depuis deux ans et la sortie du "cul-cul" mais sympathique 50 nuances de Grey. Alors avec 50 nuances plus sombres, en salles ce mercredi 8 février, on s’attendait forcément à un peu plus de mordant et de piquant. Raté.

L’histoire reprend là où elle s'était arrêtée. Le milliardaire Grey tente de reconquérir sa belle Ana après l’avoir fait fuir à coup de fessées à la fin du premier volet. Les deux tourtereaux ne perdent pas de temps à retomber dans les bras l’un de l’autre mais pour les draps, c’est autre chose. Adapté de la saga érotique d’E.L James, 50 nuances plus sombres est aussi aussi sulfureux que le clip gentillet de Taylor Swift et Zayn pour "I don’t wanna live forever", la chanson du long-métrage. Il réussit même à faire encore plus soft que son prédécesseur. 

Cinq fessées, quatre culottes enlevées et quatre attaches aux pieds

Les scènes torrides se comptent littéralement sur les doigts d’une main, dont Jamie Dornan fait d’ailleurs usage dans une séquence-phare de la bande-annonce qui a explosé les records de visionnage sur YouTube. Cinq fessées, quatre culottes enlevées, quatre attaches aux pieds et une cravate autour des mains (oui oui, on a compté), c’est un peu léger pour un film censé évoquer les pratiques SM et le bondage. 

Le "plus sombres" du titre se situe ailleurs que dans la chambre à coucher. Dans le personnage de Christian, dont le passé est dévoilé aux spectateurs qui n’ont pas lu le livre. Et dans l’intrigue surtout, qui prend des airs de thriller avec une ex-soumise en quête de vengeance et une héroïne principale victime de harcèlement sexuel de la part de son patron. On a là aussi compté, ce qui nous donne un coup de feu, un accident d’hélicoptère et une voiture vandalisée.

Déjà de premiers extraits de "50 nuances plus claires"

Comme lors du premier volet, la bonne surprise s’appelle Dakota Johnson. Son Ana, toujours aussi fraîche et drôle, vient rythmer un film certes divertissant mais parfois un peu longuet. Même la musique, pourtant parfaitement et choisie et orchestrée par Danny Elfman, ne parvient pas à nous faire oublier le "Crazy in love" de Beyoncé. Dernier conseil : ne quittez pas la salle avant la fin du générique si vous ne voulez pas manquer les premières images du troisième volet. 50 nuances plus claires sera à découvrir, on vous le donne en mille, pour la Saint-Valentin… 2018.

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VIDEO – "50 nuances plus sombres" se déshabille un peu plus dans un nouveau spot

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"50 Nuances plus sombres" sort le 8 février : un succès encore assuré pour la bande originale de la saga érotique

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