Pour ou contre : la fin de la saga "Hunger Games" est-elle ratée ?

Pour ou contre : la fin de la saga "Hunger Games" est-elle ratée ?

DEBAT – Cette fois, c'est fini. Katniss Everdeen et ses soupirants disent adieu au monde cruel du président Snow dans "Hunger Games - La Révolte : Partie 2", ultime volet de la saga inspirée des romans de Suzanne Collins. A metronews, ce grand final nous a divisé. Grand spectacle ou grand foirage ?

► POUR : Un divertissement pour ados séduisant - Marilyne Letertre
Le troisième opus, inerte et inutilement étiré pour justifier quatre films - au lieu de trois romans seulement - en avait laissé plus d’un sur sa faim. Mais le point final de Hunger Games réconcilie avec la saga : passive dans le volet précédent, Katniss, sous le choc après que Peeta a tenté de l’étrangler, reprend enfin les armes dans cette conclusion pour détruire définitivement le président Snow. Lequel, toujours aussi fourbement et brillamment incarné par Donald Sutherland, a miné et piégé les rues de Panem, transformées en nouvelle arène monstrueuse et pyrotechnique. Les jeux reprennent ici leur droit et, avec eux, l’action et le suspense.

Des scènes d'action impressionnantes

D’une impressionnante marée noire dans un bunker (tournée à Ivry-sur-seine) à l’haletante course-poursuite avec des créatures zombiesques dans les égouts, Hunger Games - La Révolte : Partie 2  se donne habilement en spectacle, relançant notre enthousiasme et notre taux d’adrénaline. Alors, certes, le triangle amoureux Peeta-Katniss-Gale n’enflamme pas davantage les plus de 15 ans qu’il ne le faisait auparavant, certes l’image finale sur fond de champ de blé et de robes à fleurs frise le ridicule, mais peu importe. Les stratégies politiques et les séquences d’action suffisent à pimenter ces petites touches de sucre destinées aux adolescents. Et puis, ne l’oublions pas : ce 4e opus n’est peut-être rien de plus qu’un divertissement soigné, porté par Jennifer Lawrence, une jeune actrice aux reins solides. Mais il ne prend pas les ados pour des truffes. Et ça, c’est déjà beaucoup.

 

► Contre : Un blockbuster lourd, bancal et bâclé - Jérôme Vermelin
Cet ultime volet de la saga Hunger Games incarne à lui tout seul les écueils du blockbuster hollywoodien au XXIe siècle. Du gros budget pour les effets spéciaux, pour détruire tout ce qui tient debout en faisant un maximum de bruit mais aussi s’acheter une actrice hyper bankable, des bellâtres inexpressifs et des guest stars qui cachetonnent pour financer leurs courses de Noël. Pas la peine de les diriger plus que ça : du moment qu’ils sont crédibles en tenue de combat, gros pétards à la main, et qu’ils échappent à des pièges toujours plus spectaculaires, le spectateur n’y verra que du feu. Sauf que non. Après un troisième épisode mou du genou, les aventures de Katniss Everdeen s’achèvent dans la confusion la plus totale. D’abord des genres : entre film d’action, fable d’anticipation et romance tragique, la sauce ne prend jamais vraiment. Côté baston, il y a certes de bons moments, notamment une bataille souterraine avec des créatures mutantes à couper le souffle.

Un triangle amoureux affreusement prévisible

Pour le reste, le réalisateur Francis Lawrence a beau avoir recours à des pointures comme Julianne Moore, Donald Sutherland et le regretté Philip Seymour Hoffman pour donner un peu d'épaisseur à ses personnages secondaires, la caricature politique est grossière, presque enfantine. Le triangle amoureux, lui, est affreusement prévisible. Si Jennifer Lawrence a du chien en toutes circonstances, ses deux prétendants, joués par Josh Hutcherson et Liam Hemsworth, sont de tristes petits toutous à la mine exagérément affligée. Bref c'est lourd, bancal et bâclé, loin des promesses des deux premiers épisodes. Dommage.

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