Pourquoi il faut absolument que Vincent Lindon remporte le César du meilleur acteur

Pourquoi il faut absolument que Vincent Lindon remporte le César du meilleur acteur

CONSECRATION – S'il y a bien une catégorie où le match paraît joué, avant même le début de la 41e cérémonie des César, c'est celle du meilleur acteur. Epoustouflant de sobriété dans "La loi du marché," Vincent Lindon a tout pour l'emporter sur sa féroce concurrence.

Il y a du lourd, cette année, dans la catégorie meilleur acteur. Vincent Cassel dans Mon Roi, François Damiens dans Les Cowboys, Jean-Pierre Bacri dans La Vie très privée de Monsieur Sim, Gérard Depardieu dans Valley of Love, Fabrice Luchini dans L'Hermine et la révélation Antonythasan Jesuthasan dans Dheepan. Mais le grand favori, c'est Vincent Lindon dans La loi du marché. Voici 5 raisons pour lesquelles on a envie de le voir gagner. Et pas seulement parce qu'il va nous faire pleurer...

► Parce qu'il est parfait dans La loi du marché
Dans le film de Stéphane Brizé, Vincent Lindon incarne Thierry, papa courage d'un enfant handicapé. Au chômage depuis 15 mois, et presque autant de visites humiliantes à Pôle Emploi, il accepte un job de vigile dans un supermarché. Où on va lui demander de surveiller le personnel à son insu... Sobre mais intense, moins bavard qu'à l'accoutumée, il porte sur ses épaules ce portrait sans chichi d'un homme simple confronté à la violence du monde du travail.

► Parce qu'il ne l'a jamais emporté
Depuis qu'il a décroché le prix Jean Gabin du jeune espoir, en 1989, Vincent Lindon, 56 ans, est devenu un acteur qui compte, et même incontournable dans le paysage cinématographique français. Au point d'être nommé cinq fois au César du meilleur acteur, de La Crise en 1993 à Quelques heures de printemps, en 2013. Après le jury du festival de Cannes, en mai dernier, c'est pour l'ensemble de la profession l'année rêvée pour le consacrer. Enfin.

► Parce que Fabrice Luchini risque de faire (trop) long
Nommé 8 fois, et jamais récompensé lui non plus, Fabrice Luchini est époustouflant en président de cour d'assises, bouleversé par le retour d'un amour passé dans L'Hermine. Un rôle pour lequel il a déjà été primé à la Mostra de Venise. Le hic, c'est que cette année la cérémonie sera hyper chronométrée, après avoir dépassé les compteurs l'an dernier. Or quand on connaît le tempérament incontrôlable, de l'ancien coiffeur de l'avenue Montaigne, mieux vaut miser sur un Lindon déjà bref et émouvant sur la Croisette.

► Parce que Gérard Depardieu est trop russe
Avouons-le, notre bon vieux Gégé n'avait pas été aussi bon depuis des lustres. Dans Valley of Love, de Guillaume Nicloux, il incarne un père sur les traces du fantôme de son fils récemment disparu. Un rôle qui fait écho à la propre existence du comédien, jusque dans son apparence monstrueuse. Sauf qu'à force de répéter qu'il est plus heureux au pays de l'Oncle Poutine que dans celui de François H., les votants de l'Académie des César ont peut-être envie qu'il y reste pour de bon.

► Parce qu'on a envie qu'il tacle la loi El Khomri
Vincent Lindon n'a pas sa langue dans sa poche. Le mois dernier, celui dont tous les rôles font écho, de près ou de loin, à l'actualité, se payait les exilés fiscaux du cinéma français. "Tu me rends la Légion d'honneur, car c'est un peu un déshonneur de nous quitter", lançait-il dans les colonnes du Parisien. "La Sécurité sociale, terminée !", ajoutait cet ancien soutien de François Bayrou. La controversée Loi travail de Myriam El Kohmri ? Du pain béni, surtout lorsqu'on joue dans un film qui s'appelle La loi du marché !

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