Pourquoi "Your name", le plus gros succès de l’année au Japon, vaut bien un Miyazaki

ANIME – Pas besoin d’être fan d’animation japonaise pour aller voir "Your name", long-métrage qui sort sur les écrans le 28 décembre. Son réalisateur, Makoto Shinkai, a été surnommé le nouveau Miyazaki au Japon, où son film a battu tous les records au box-office cette année. On a compris pourquoi.

Parce que son succès a dépassé la culture pop japonaise

Sorti en août 2016, Your name est rapidement devenu le plus gros succès du box-office de l’année au Japon, avec 15 millions d’entrées et des recettes de 164 millions d’euros. Il est devenu le deuxième film d’animation le plus vu du pays, derrière Le voyage de Chihiro, mais devant tous les autres Miyazaki. Depuis que le maître intouchable de l’animation japonaise a fait semblant de prendre sa retraite, Makoto Shinkai a pu se hisser à sa hauteur dans cette histoire où les passions de l’adolescence se mêlent aux traditions japonaises, avec une touche d’humour et de fantastique, avec en arrière-plan l’ombre traumatisante de Fukushima. De quoi plaire au plus grand nombre, à l’étranger aussi puisque Your name a été sélectionné dans des festivals de cinéma. 

Parce que l’histoire est moins cucul qu’il n’y paraît

L’idée de départ promettait une jolie bluette où deux adolescents échangent leur corps pour vivre la vie de l’autre, sans se rencontrer. Saut que Your name est bien plus complexe que ça. Taki, un lycéen de Tokyo, se réveille parfois dans la peau de Mitsuha, une jeune fille qui vit dans une petite ville de province, et vice-versa. Ça ne semble pas les perturber plus que ça, sauf au moment où ils quittent leurs vêtements ! Le scénario devient plus complexe quand il est question d’une météorite, d’une catastrophe et d’une faille dans l’espace-temps... On n’en dira pas plus, sinon que Your name n’est pas plus une bluette pour ados qu’un Miyazaki n’est un film pour enfants.

Parce que le graphisme et les décors naturels sont somptueux

Certes, les personnages ressemblent à n’importe quel manga japonais classique. C’est tout autour d’eux que les animateurs se sont lâchés. Splendeur des décors naturels en 3D (la ville fictive d’Itomori, construite autour d’un lac, est magnifique), beauté de la lumière chaude de l’été, atténuée quand l’automne arrive, jeux d’ombres à travers les feuillages… Même les gares de Tokyo scintillent d’une lumière particulière. Les plans récurrents sur les portes qui s’ouvrent, les cieux d’orage, les intérieurs et certains costumes montrent un souci du détail plus proche du cinéma et de la peinture que de l’animation traditionnelle. On n’avait pas vu ça depuis… Le voyage de Chihiro. Pas étonnant que Miyazaki ait eu envie de reprendre du service. 

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