Quentin Tarantino se défend : "Je n'ai jamais dit que tous les flics étaient des meurtriers"

Quentin Tarantino se défend : "Je n'ai jamais dit que tous les flics étaient des meurtriers"

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PAS CONTENT - Il ne va pas se laisser impressionner. Alors que les appels au boycott de son prochain film, "Les Huit Salopards", se multiplient suite à sa participation à une manifestation contre les violences policières, Quentin Tarantino réplique dans les colonnes du "Los Angeles Times".

Entre Quentin Tarantino et la police, c'est la guerre. Depuis fin octobre, le cinéaste américain est la cible des représentants de force de l'ordre, qui lui reprochent ses propos lors d'une manifestation contre les violences policières, dans les rues de New York. "Quand je vois des meurtres, je ne reste pas là sans rien faire… Il faut appeler les meurtriers des meurtriers", déclarait l'intéressé aux médias, tandis que les manifestants prononçaient les noms des 250 victimes non armées tuées par des agents des forces de l'ordre depuis 1990, dont celui de Michael Brown, 18 ans, l'adolescent afro-américain abattu à Ferguson, en août 2014.

"On veut que je ferme ma gueule !"

Des propos qui ont choqué de nombreux syndicats de police qui, de New York à Los Angeles en passant par Chicago, appellent au boycott du prochain film du cinéaste, Les Huit Salopards, en salles aux Etats-Unis le 25 décembre prochain. "Monsieur Tarantino vit dans un monde fantasmé, c'est ainsi qu'il gagne sa vie", déclarait mardi Charlie Beck, le chef du LAPD. "Ses films sont extrêmement violents, mais il ne comprend pas la violence... Malheureusement il confond l'usage légal de la force avec le meurtre, alors qu'il ne s'agit pas de ça."

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Dans un entretien accordé au Los Angeles Times , Quentin Tarantino brise le silence. Avec le franc-parler qu'on lui connaît. "Au lieu d'aborder les dommages de la brutalité policière que les manifestants mettaient en avant, au lieu d'examiner le problème de la brutalité policière dans ce pays, on préfère me montrer des doigts", explique le cinéaste. "Tous les policiers ne sont pas des meurtriers. Je n'ai jamais dit ça. Je ne l'ai jamais sous-entendu", insiste-t-il, tout en campant sur ses positions. "Je ne vais pas retirer ce que j'ai dit. Ce que j'ai dit était la vérité."

"Le message est clair", dit-il au sujet de ses détracteurs. "Il consiste à me faire taire. A me discréditer. A m'intimider. Il consiste à me fermer la gueule, et plus encore à envoyer un message à toute autre personnalité publique qui aurait envie de rejoindre mes positions." Dimanche, le comédien Jamie Foxx avait été le premier à apporter son soutien à son réalisateur dans Django Unchained, sur la scène des Hollywood Film Awards. "Continue à raconter la vérité, continue à dire la vérité, et ne te soucie pas des haters", avait lancé l'acteur.

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