Qui est James Woods, l’acteur qui a posté sur Twitter la photo des victimes du Bataclan ?

Qui est James Woods, l’acteur qui a posté sur Twitter la photo des victimes du Bataclan ?

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POLEMIQUE - Son nom est associé à certains des plus grands films américains des 40 dernières années. Dimanche, James Woods a choqué la planète entière en postant une photo des victimes du Bataclan sur son compte Twitter. Rien d’étonnant lorsqu’on connaît ses positions politiques très "conservatrices". Et sa réputation pour le moins... sulfureuse.

Le quart de sa filmographie en ferait rêver plus d’un an. Révélé par Elia Kazan en 1972 dans Les Visiteurs, un drame sur les blessures de la guerre du Vietnam, présenté au Festival de Cannes, James Woods a tourné avec les plus grands. De Nos Plus belles Années de Sydney Pollack à Casino de Martin Scorsese en passant par Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone ou encore Videodrome, de David Cronenberg, cet ancien élève de l’US Air Force, reconverti acteur à la fin des années 1960, a traîné sa gueule de bad boy sur les plus beaux plateaux du cinéma américain des 40 dernières années.


Lauréat d’un Golden Globe, nommé deux fois à l’Oscar du meilleure acteur, James Woods ne refait pas parler de lui aujourd’hui à l’occasion de la saison des récompenses mais d’un tweet, posté ce dimanche sur son compte officiel. Agacé de voir la France condamner la décision de Donald Trump d'interdir l’accès aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays musulmans, la star a en effet posté une photo des victimes de l’attentat du Bataclan avec ce message (presque) aussi choquant :  "La France s’oppose à l’embargo de Trump contre le terrorisme. Ironique." Notons que, face à l'avalanche de critiques, le tweet a été supprimé depuis.

Décidément remonté, il enchaînera en retweetant un article de Fox News avec ce commentaire : "La France et l’Allemagne s’unissent face au décret de Trump. Leurs nations se noient dans le sang de leurs propres citoyens". L’acteur âgé de 69 ans bloquera tous les twittos qui l’insultent et réclamant qu’il soit banni du réseau social. Reste que ce n’est pas la première fois que James Woods flirte avec la ligne rouge. Soutien de Ted Cruz, avant de se rallier à Donald Trump, il est parti l’an dernier dans une croisade anti-Clinton frôlant avec l’obsession. 


L’acteur a en effet régulièrement tweeté au sujet de  l’affaire des e-mails de la candidate démocrate, mais aussi de l’enquête parlementaire sur l’attentat meurtrier de Benghazi en 2012 qui avait coûté la vie à quatre Américains, les Républicains estimant que l’ex-secrétaire d’Etat avait minimisé la menace terroriste en Libye. Il s’était également offusqué des messages de l’ancienne First Lady critiquant les propos sexistes du milliardaire dans une vidéo d’archives. "Donald Trump regarde les femmes et les note sur leur apparence sur une échelle de 1 à 10", déplorait la candidate. Réplique de James Woods : "Et votre mari regarde régulièrement le dessus de leur tête." Elégant.

Dans le privé, le CV de James Woods est presque aussi sulfureux. Fin businessman, il était en 2016 l’acteur mieux payé au monde, ni plus ni moins, grâce à ses placements dans la bourse, l’immobilier… et les cosmétiques. Surtout, son nom est régulièrement apparu à la rubrique judiciaire au fil de sa carrière. En 1998, il poursuivait l’actrice Sean Young, sa partenaire dans Etat de Choc, qu’il accusait de l’avoir poignardé. La jeune femme expliquera s’être défendue face à la violence de l’acteur, dont elle avait refusé les avances sur le tournage. Il sera condamné à lui verser 227.000 dollars pour ses frais d’avocats.


Plus récemment, il réclamera en 2015 la bagatelle de dix millions de dollars à un abonné de Twitter qui l’avait traité d’"accro à la cocaïne" sur le réseau. L’affaire sera classée un an plus tard, à la mort de "l’accusé". Elégant, James Woods échangera quelques amabilités avec l’avocate du défunt avant de conclure, toujours sur Twitter : "J’espère qu’il a agonisé en hurlant mon nom." Côté cœur, enfin, le vaillant James est un amateur de (très) jeunes femmes. En 2013, à 56 ans, il se séparait de Madison, sa compagne de 26 ans… pour s’afficher quelques jours plus tard avec Kristen, 20 ans seulement… et déjà une inculpation pour possession de drogue. Pas de quoi l'effrayer, on s'en doute.

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