"Star Wars VII : Le Réveil de la Force", la critique : J.J. Abrams a (re)trouvé la formule magique !

"Star Wars VII : Le Réveil de la Force", la critique : J.J. Abrams a (re)trouvé la formule magique !

ON ADORE - L’attente s’achève ce mercredi. 32 ans après "Le Retour du Jedi", 10 après une deuxième trilogie décevante, la saga "Star Wars" renaît de ses cendres sous l’impulsion du réalisateur J.J. Abrams et d’une nouvelle génération de jeunes comédiens qui donne du fil à retordre aux glorieux anciens. A l’arrivée : du grand spectacle, monté sur ressorts, avec du cœur… et des larmes.

"C’est juste un film", affirmait il y a peu Mark Hamill, l’éternel Luke Skywalker, à propos de Star Wars Episode VII : Le Réveil de la Force. Juste un film ? Pour n’importe quel fan de la saga initiée en 1977 par George Lucas, son retour, après tant d’années, va évidemment bien au-delà de la simple sortie d’un énième blockbuster hollywoodien. Pourtant le film de J.J. Abrams en est un. Oui et non. A vrai dire presque autant que le tout premier.

Les historiens du cinéma vous diront qu’à l’époque de sa sortie, La Guerre des Etoiles fut un (méga) succès surprise, sauf peut-être pour son auteur qui avait dû batailler pour obtenir 11 malheureux millions de dollars pour tourner les aventures de Han, Luke et Leia. A l’écran, tout n’était pas parfait. A commencer par les effets spéciaux, presque rudimentaires au regard des prouesses technologiques d’aujourd’hui. Qu’importe. Il y avait de l’aventure, du mystère, de la romance, de l’action et des personnages charismatiques au possible. 38 ans plus tard, c’est la même formule magique que le créateur de Lost a voulu ressusciter. Et le résultat est enthousiasmant de bout en bout. Tout simplement.

EN SAVOIR + >> J.J. Abrams : "Ce n'est pas un trip nostalgique"

Avant de continuer, soyez prévenus chers lecteurs : cet article contient quelques spoilers, pas tous, histoire de ne pas gâcher le plaisir des premiers spectateurs. Les plus acharnés aussi…

Dans l’indispensable résumé qui défile au tout début du film, avec la lettrine vintage s’il vous plaît, on apprend que les rebelles, désormais réunis au sein de l’Alliance, n’ont pas tout à fait gagné la guerre contre l’Empire. 30 ans plus tard, les héritiers de ce dernier se sont réunis sous la bannière du Premier Ordre, avec à leur tête deux rivaux : le général Hux (Domhnall Gleeson) et le mystérieux Kylo Ren (Adam Driver), dont le visage est caché derrière un masque qui rappelle furieusement celui de qui vous savez.

C'est l'histoire d'un Stormtrooper qui dit non

Le Réveil de la Force démarre à fond les manettes. Dans l’espace, un escadron de Stormtroopers s’apprête à débarquer sur la planète Jakku où Poe Dameron (Oscar Isaac), le meilleur pilote de l’Alliance, a été chargé par Leia (Carrie Fisher) de récupérer des mains du vieux Lor San Tekka (Max Von Sydow) un plan menant jusqu’à son frère, Luke Skywalker, disparu depuis des lustres. Attaqué par les troupes du Premier Ordre, Poe confie le précieux trésor à BB-8, son droïde, avant d’être capturé par Kylo Ren.

Première idée de génie de J.J. Abrams et du scénariste Lawrence Kasdan, qui œuvrait déjà sur L'Empire Contre-Attaque et Le Retour du Jedi : faire d’un Stormtrooper le vrai héros de cette première partie. Celui que Poe va baptiser Finn n’a pas de nom, juste un matricule. Il a été élevé pour obéir et tuer à ses vils patrons. Sauf que dès sa première mission, il pète un plomb et erre sur le champ de bataille, l’âme en peine, le sang d’un camarade sur le casque. 

C’est le comédien britannique John Boyega qui l’incarne avec un mélange d’énergie, d’humour et de sensibilité qui fait de lui la première révélation du film. L’autre, c’est sa compatriote, l’épatante Daisy Ridley, alias Rey, une jeune contrebandière qui récupère des pièces détachées sur les épaves des vaisseaux échoués sur Jakku. On sent bien qu’elle n’est pas à sa place, qu’un grand destin l’attend quelque part, dans la galaxie. Ca ne vous dit rien non plus ?

Han Solo, un come-back de rock star

Avec ce casting de jeunes pousses talentueuses, J.J. Abrams pouvait déjà faire un bon, voire un très bon film. Le retour des glorieux anciens confère au Réveil de la Force une dimension supplémentaire. Affective, nostalgique. Un peu troublante aussi, comme lorsqu’on assiste au come-back d’une vieille gloire du rock. Ici c’est Harrison Ford, aka Han Solo, qui se taille part du lion. Son flegme, son charisme, son second degré en (presque) toute circonstance rappelle tout ce qu’il manquait à la deuxième trilogie de George Lucas. Le voir reprendre les commandes du Falcon Millenium, son fidèle Chewbacca à ses côtés, est purement magique.

Si Le Réveil de La Force est à la hauteur des attentes, c’est aussi parce qu’il reprend habilement la structure de La Guerre des Etoiles. Soit une histoire de famille(s), tragique, intimiste, au cœur d’un grand spectacle qui en met plein la vue. Et prend un malin plaisir à jouer avec les souvenirs, les espoirs, les théories échafaudées par les fans dans leurs rêves les plus fous. Qui est l’enfant de qui ? Qui a basculé du côté obscur ? Pourquoi ? Pour qui ? Et surtout qui va mourir ? J.J. Abrams et Lawrence Kasdan ont fait des choix. Parfois radicaux. Mais ils ont su à merveille créer un pont entre le Star Wars d’hier et de demain. Car cette franchise, on en est maintenant sûr, a encore de beaux jours devant elle…

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