8-Mai, Ascension... : mon patron peut-il m'obliger à travailler les jours fériés ?

ENTREPRISE - Ascension, Victoire du 8-Mai 1945, Fête du travail... le mois de mai concentre les jours fériés. Obligation, salaire, ponts, voici le point sur vos droits au travail.

L'année compte onze jours fériés. L'occasion de pantoufler à la maison tout en étant payé. Ou d'aller travailler quand même pour gagner plus. Attention, toutes les entreprises n'appliquent pas les mêmes règles. Voici ce qu'il faut retenir.

Un seul férié obligatoire

Le 1er-Mai, jour de la Fête du travail, est le seul férié obligatoirement chômé pour tous les salariés. A l'exception bien sûr de ceux dont le travail ne peut être interrompu (par exemple dans les hôpitaux ou dans les transports publics).

Les autres fériés

Votre employeur peut vous obliger à travailler un jour férié – sauf le 1er Mai, Fête du travail oblige – mais, rassurez-vous, la plupart des conventions collectives prévoient le repos pendant ces jours. Les salariés et apprentis de moins de 18 ans ne peuvent pas travailler les jours fériés, sauf dans certains secteurs, par exemple l'hôtellerie, la restauration, la vente de fleur ou encore les spectacles.

Les fériés, rarement payés double

Si vous ne travaillez pas pendant un jour férié, vous touchez l'intégralité de votre salaire si vous avez au moins trois mois d'ancienneté (CDD ou CDI) dans l'entreprise. Pas de chance en revanche si vous êtes salarié travaillant à domicile, saisonnier, intermittent : vous ne serez pas rémunéré sauf si un accord collectif ou un usage dans votre entreprise le prévoit.


Si vous travaillez pendant le férié, vous êtes censé recevoir votre rémunération habituelle. Seul le 1er mai donne droit d'office à un doublement de salaire, à condition que vous soyez salarié. Dans la pratique, une majoration peut être prévue par la convention collective. Un éventuel refus de travailler sera alors considéré comme une absence.

Et en vacances ou le week-end ?

Si le jour férié tombe pendant vos vacances, il n'est pas décompté comme un jour de congé payé. S'il tombe un jour où vous n'êtes pas censé travailler (samedi et dimanche pour la plupart d'entre vous), il est simplement perdu, sauf si une convention collective prévoit un jour de congé supplémentaire. De même, si le férié tombe pendant un congé maladie, il n'a aucune incidence sur la longueur de l'arrêt de travail.

Les ponts, une fleur de l'employeur

Votre employeur peut vous accorder un pont mais aucune loi ne l'y oblige. Il est tout à fait possible que vous ne soyez pas payé pendant une journée de pont ou que vous ayez à récupérer les heures non travaillées dans les 12 mois précédant ou suivant le pont. Ces heures ne font alors pas l'objet d'une majoration de salaire. Le cas échéant, cela doit être spécifié dans la convention collective.

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