Bruno Lemaire : "Il n'y aura aucune taxation sur le livret A"

Bruno Lemaire : "Il n'y aura aucune taxation sur le livret A"

ÉPARGNE - Selon le JDD, le gouvernement réfléchirait à imposer les intérêts du livret A, le placement préféré des Français et jusque-là exonéré. Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, dément l'information.

Alors que le JDD affirmait ce dimanche qu'Emmanuel Macron et le gouvernement Philippe réfléchiraient à taxer les intérêts du livret A, le ministère de l'Economie et des Finances a tenu à démentir l'information. "Outre qu’aucune question n’a été posée sur ce sujet lors de l’entretien du Ministre Gérald Darmanin avec le JDD, il n’a jamais été question de remettre en cause le régime social et fiscal du livret A", affirme Bercy. "Le projet de loi de finances pour 2018 n’inclura donc aucune mesure en ce sens".


"Les réflexions évoquées sont conduites dans le cadre du Conseil des prélèvements obligatoires, une instance de réflexion libre et indépendante rattachée à la Cour des comptes. Ses travaux éclairent mais n’engagent pas le Gouvernement", précise le ministère. 


C'est ensuite le ministre lui-même, qui a pris la parole pour lui aussi démentir les informations parues dans la presse dimanche matin. "Il n'y aura aucune taxation sur le livret A", a donc répété Bruno Le Maire devant les journalistes, lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence.


Jusque-là, les intérêts du livret A étaient exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux. En 2015, son taux avait été drastiquement réduit à 0,75% par François Hollande (il avait connu son plus haut historique en 1983 avec 7,5%).

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Les alternatives au livret A

D'après nos confrères, c'était "au nom de la logique économique" et des impératifs budgétaires que le gouvernement aurait pu justifier cette mesure, si elle devenait effective. Le livret A pourrait rejoindre ainsi les livrets d’épargnes populaires, les plans d’épargne logement et les plans d’épargne en actions qui sont soumis à la CSG et la CRDS. Selon le JDD, seuls les nouveaux contrats seraient visés par cette taxe. En 2016, la France comptait 62 millions de livret A.

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