"C'est qui le patron ?" La nouvelle marque de lait créée par les consommateurs débarque le 17 octobre

Les enjeux de la crise du lait

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CONSOMMATION - Une nouvelle marque de lait intitulée "C’est qui le patron ?! La marque du consommateur" fait son apparition lundi 17 octobre, dans les rayons des hyper et supermarchés Carrefour. Qu'aura-t-elle de plus que les autres ? Eh bien, c'est le consommateur qui a décidé du prix et des conditions de production.

Et si, pour une fois, c'était le consommateur qui décidait du prix et des conditions de production des produits qu'il achète ? Partant de cette idée, une nouvelle marque fait son apparition le 17 octobre dans les hyper et supermarchés Carrefour dès la fin octobre, nommée tout simplement "C'est qui le patron ?! La marque du consommateur".


A l'originie de cette initiative, non dénuée de bon sens : Nicolas Chabanne, le président du collectif des Gueules Cassées, ces fameux fruits et légumes "moches", qu'il a contribué à remettre en rayon alors qu'ils étaient jusque là condamnés à la poubelle.

La brique de lait sera vendue 99 centimes le litre

Le premier produit de cette nouvelle marque sera une brique de lait. Un choix hautement symbolique après la bataille qui vient d'opposer les producteurs laitiers à Lactalis pour une revalorisation des tarifs (et pas anodin, si on se souvient que Carrefour avait eu maille à partir avec les éleveurs de bovins au sujet du prix de la viande jusqu'à la semaine dernière).  Elle sera vendue 99 centimes le litre, et permettra aux producteurs d'obtenir une rémunération autour des 39 centimes le litre. Bien au-delà de l'accord obtenu fin août par les agriculteurs avec le géant Lactalis qui fixe le prix du litre de lait à 27,5 centimes en moyenne sur 2016. 


Et ce sont les consommateurs eux-mêmes qui ont fixé ce tarif, à l'issue d'un questionnaire en ligne, diffusé cet été. 6000 consommateurs y ont participé. "Personne ne viendra se mettre en travers de cette rémunération garantie fixe et constante", assure Nicolas Chabanne.  Les 51 producteurs laitiers qui en bénéficieront sont issus de petites exploitations familiales en grande difficulté, rassemblés en coopérative dans le département de l’Ain. Elle devrait fournir entre 7 et 10 millions de litres. C’est la laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel, dans le Loiret, qui se chargera de la collecte et du conditionnement.

Un des critères demandé : nourrir les vaches sans OGM

Parmi les promesses que les producteurs s’engagent à suivre, il faudra, par exemple, nourrir les vaches sans OGM avec des fourrages locaux : un des nombreux critères demandés par les consommateurs soumis au vote. Des vaches qui devront également aller au pâturage entre trois et six mois par an.


 Pour l'instant, la marque se cantonne au lait, mais ses fondateurs réfléchissent à l'étendre, à d'autres produits laitiers, mais aussi un jus de pomme, une pizza, de la charcuterie...

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