Pourquoi est-on accro à nos portables ?

Pourquoi est-on accro à nos portables ?

PSYCHO – Metronews fait le tour de tous ces comportements qui vous tapent sur le système chez les autres... mais aussi chez vous. Appelés à la rescousse, des experts vous expliquent le comment du pourquoi. Enfants, vie quotidienne ou en voiture, tout y passe.

Au resto avec sa moitié, en réunion ou en pleine nuit, pas moyen de ne pas jeter un œil sur votre portable. Pire, vous répondez aux invitations à 4h du mat. Être là et connecté en même temps, c'est votre mode de vie. Au risque de ne pas voir que Victor attend que vous lâchiez votre portable pour reprendre sa poésie ou que votre moitié a quitté la table. Pas top.

Catherine Lejealle sociologue, ingénieur télécom et journaliste, auteure de "J'arrête d'être hyperconnecté !" aux éditions Eyrolles, décrypte en trois points ces pénibles moments de solitude.

► Ce que l'on ressent tous
"Les mobiles ont définitivement changé nos modes de vie. A tel point que s'en passer, c'est se compliquer la vie. Une fois en main, plus besoin de carte, d'agenda, tout est disponible, tout le temps. Et dans une société qui impose d'être réactif et performant, on passe son temps à surfer, à commenter, à partager des moments d'émotions ou à zapper, trop souvent de façon stérile, mais avec l'impression d'exister, d'être aimé", analyse la sociologue. Le bonheur n'est plus dans le pré, mais dans le nombre de notifications reçues !

► Ce qui se passe
"Sur-stimuler par les notifications et toutes les informations disponibles, il devient alors difficile de rester concentré sur une action sans s'interrompre pour jeter un œil à nos portables. Nous ne sommes plus capables de résister aux alertes et aux notifications, mais personne ne nous oblige à vivre H24 avec nos mobiles. Mais ce comportement n'est pas sans conséquence. Car fragmenter constamment son attention combinée à la volonté de tout faire en même temps sont de réelles sources de fatigue, qui conduisent à un manque de concentration, voire au burn out. Nous ne sommes pas multitâche." En clair, Shiva peut faire 4 trucs à la fois, pas nous. Et puis répondre par mégarde à Mamie Paulette qu'on lui ferait bien sa fête ce soir, ça fait désordre.

► Comment s'en sortir
"A défaut d'attendre la reconnaissance extérieure, il est impératif de se satisfaire soi-même de ce que l'on fait. Etre là et pas ailleurs en même temps pour mieux se reconnecter à ses émotions est un bon début. Tout comme de ne faire qu'une chose à la fois, mais la faire bien, en résistant à l'envie de répondre aux mails, textos et aux notifications. Autant apprendre à renoncer maintenant, parce que l'omniprésence du mobile ne fera qu'empirer." Commenter les photos de Lulu sur Facebook ou surveiller vos tagliatelles au bleu de Bresse, à vous de choisir ! Lulu peut attendre 6 minutes, pas vos pâtes. 

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