Rentrée scolaire : les 10 commandements du bon parent (10/10) - Faut-il souscrire une assurance scolaire pour votre enfant ?

ÉDUCATION – Devoirs, sport, loisirs, vie à l’école, écrans… comment mettre votre enfant dans les meilleures dispositions pour cette nouvelle année scolaire ? LCI vous donne quelques conseils pour être le "meilleur" parent d’élève possible. Et cela passe par les bons contrats d'assurance, à commencer par l'assurance scolaire, pour couvrir votre enfant en cas d'accident.

Un peu plus de la moitié des parents souscrivent à une assurance spécifique pour leur enfant, selon un sondage Odoxa réalisé avant la rentrée dernière. Et 87% d'entre eux pensent qu'elle est obligatoire. Ce n'est pourtant pas le cas, même s'il elle est plus que recommandée. En effet, "il ne faut pas minimiser les conséquences que peuvent avoir un accident corporel grave, en tombant de la balançoire tout seul par exemple", prévient Corinne Peron, agent général d'assurance et présidente de la chambre la Fédération nationale des syndicats d'agents généraux d'assurance (Agéa) en Essonne. Celle-ci explique à LCI pourquoi cette assurance est utile. Voici, en cinq points, de quoi y voir plus clair :

Elle est peut-être déjà incluse dans vos autres assurances

Commencez par vérifier les garanties déjà incluses dans vos contrats multirisques habitation ou garantie accidents de la vie. Il arrive que ceux-ci comprennent déjà une assurance scolaire pour votre enfant. Si tel est le cas, demandez  à votre assureur de vous fournir une attestation à destination de l'école.

Elle couvre les dommages causés ou subis par l'enfant

Une assurance scolaire basique comporte deux volets, nous détaille Corinne Peron :

- la garantie responsabilité civile, "qui couvre les dommages que votre enfant pourrait causer à des tiers en poussant un camarade par exemple"

- la garantie individuelle accident, "qui joue en cas de dommages corporels subis par votre enfant, en tombant dans les escaliers par exemple et qu'il se soit fait mal tout seul ou qu'il y ait un responsable (identifié ou non)".

Facultative mais recommandée

La loi ne vous oblige pas à fournir une assurance scolaire à l'établissement de votre enfant. Celle-ci est en effet "facultative pour les activités scolaires obligatoires, c'est-à-dire les cours prévus au programme fixé par l'Education nationale, qu'ils se déroulent à l'intérieur ou à l'extérieur de l'établissement, à la piscine ou au gymnase par exemple", explique l'agent d'assurance.


En revanche,"l'école l'exige pour les sorties extra-scolaires organisées par l'établissement. Si vous ne lui fournissez pas d'attestation, l'équipe enseignante ne laissera pas votre enfant participer aux séjours linguistiques, classes de découvertes, visites de musée ou autres sorties facultatives", ajoute-t-elle.

Des formules qui peuvent comporter des options

Libre à vous de souscrire à des garanties complémentaires telles que l'envoi d'un soutien scolaire à domicile en cas d'immobilisation de l'enfant ou l'indemnisation en cas de vol/racket à l'école ou à la sortie de l'école.


Vous pouvez aussi opter pour "l'assurance scolaire et extrascolaire qui couvre toute l'année en toute circonstance, à l’école, à la maison, pendant ses loisirs, en vacances notamment (sauf, pour les plus âgés, pendant une activité professionnelle rémunérée). Il convient toutefois de vérifier que la pratique du sport est couverte", prévient l'agent d'assurance.

Des tarifs allant de 10 à 40 euros

Pour des garanties de base, comptez 10 à 20 euros par an environ. Pour les options les plus complètes, la facture pourra monter jusqu'à 40 euros par an. Des dépenses que vous pouvez éviter en chassant les doublons. Sachez ainsi qu'"une responsabilité civile couvrant votre enfant est toujours déjà comprise dans l'assurance habitation. Mais soyez vigilant s'il est majeur ou s'il n'est plus à votre charge fiscalement car certains contrats les excluent dans ce cas. De même, les contrats d'assistance qui permettent d'être rapatriés à domicile, peuvent déjà être compris dans l'assurance auto, dans la complémentaire santé, dans l'assurance habitation, voire dans certaines cartes bancaires",  avertit Corinne Peron.


Autre exemple : une garantie accidents de la vie prévoit déjà une prise en charge des besoins de l'enfant pendant toute sa vie en cas de paralysie par exemple. Et une individuelle accidents prévoit le versement d'un capital en cas de d'invalidité ou de décès et peut inclure le remboursement de soins au delà de ce que la Sécu prévoit.

Plus d'articles

Sur le même sujet