Faut-il aller à la FIAC si l'on n’est pas un collectionneur millionnaire ?

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ART CONTEMPORAIN – La 43e édition de la FIAC, Foire internationale d’art contemporain, ouvre ses portes du 20 au 23 octobre. Les collectionneurs s’y rendent pour acheter des œuvres atteignant parfois plusieurs millions d’euros. Les autres, plus nombreux, achètent un ticket d’entrée à 35 euros pour voir 174 galeries exposées au Grand Palais. Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?

Oui, parce que c’est un formidable panorama pour exercer son œil

Alignons les chiffres officiels : dans le cadre de la FIAC, le Grand Palais accueille sous sa verrière 174 galeries d’art venues de 25 pays, dont 47 galeries françaises. Les grands noms (Gagosian, Lehmann Maupin, Kamel Mennour) sont au rez-de-chaussée, et les jeunes galeries à l’étage. Mais un nom n’est rien sans son contenu : la FIAC rassemble la fine fleur de l’art contemporain, dans toute sa diversité (sculptures, vidéos, installations…) et souvent toute son excentricité. "Il n’y a pas une galerie, ici, qui ne soit pas légitime", assure Sophie Gonzalez, fondatrice d’Artstorming. Pour se forger une opinion sur ce petit monde qui échappe à toute classification, c’est ici qu’il faut s’étonner, s’émerveiller ou s’agacer.

Oui, parce que de nombreuses œuvres coûtent moins de 100 euros

Vous vous sentez l’âme d’un collectionneur, mais le plafond de votre carte bancaire est très bas ? Rassurez-vous, certaines œuvres ne sont pas réservées à un Bernard Arnault ou un François Pinault. Lab’Bel, un fonds de dotation consacré à l’art contemporain créé par le groupe Bel, met en vente une boîte collector de Vache qui rit, réalisée par l’artiste Jonathan Monk. Le prix est le même qu’une boîte ordinaire de 24 portions. On trouve aussi de nombreuses œuvres à moins de 100 euros, si on a le courage de demander le prix aux galeristes.

Oui, parce que la FIAC "hors les murs" est une expo gratuite à ciel ouvert

On peut aussi choisir de ne pas dépenser un centime et aller directement à la FIAC "On Site" au Petit Palais, en traversant l’avenue Churchill qui devient piétonne jusqu’à dimanche. Ce nouveau secteur accueille sculptures et installations devant l’esplanade, dans la Galerie Sud et dans le jardin. La FIAC se poursuit aussi "hors les murs", avec des installations monumentales dans le jardin des Tuileries, signées Mircea Cantor, Gloria Friedmann, Michael Sailstorfer, Ron Arad, Jean Nouvel...  Un peu plus loin, la place Vendôme accueille sept sculptures géantes en aluminium d’Ugo Rondinone. Dedans comme dehors, pendant la FIAC, les selfies n'en finissent plus de crépiter. 

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