PHOTOS – Découvrez cinq somptueuses pièces de l'exposition "Des Grands Moghols aux Maharajahs" au Grand Palais

EXPO – LCI vous propose de découvrir cinq pièces qui font partie de l'exposition Exposition "Des Grands Moghols aux Maharajahs, Joyaux de la collection Al Thani", qui démarre ce mercredi 29 mars au Grand Palais.

C'est une collection de trésors inestimables. Ce mercredi, le Grand Palais accueille l'exposition "Des Grands Moghols aux Maharajahs", une présentation de 279 œuvres provenant de la collection du Cheikh qatari Hamad bin Abdullah Al Thani et qui racontent l’histoire de la joaillerie indienne, de la période moghole à nos jours. Après Londres, ces pièces historiques font une halte en France avant de repartir pour Venise, où elles seront exposées à la rentrée prochaine. LCI vous propose un avant-goût de ce qui vous attend. 

Ornement de turban l'œil du Tigre

En 1937, la maison Cartier se voit confier ce diamant d'un brun doré peu ordinaire de 61,50 carats découvert en 1913 et acquis par le Maharajah Ranjitsinhji de Nawanagar. On demande alors au célèbre bijoutier de réaliser une monture en forme d'aigrette du turban, soit une adaptation Art déco d'un bijou indien traditionnel.  

Diamant l'Agra

C'est un diamant spectaculaire. Trônant au début de l'exposition parmi d'autres pierres somptueuses (l’Oeil de l’Idole et l’Arcot II),  l'Agra est un diamant mythique de 28,15 carats d'un rose intense. Datant d'avant 1526, il a été retaillé dans les années 1880 et 1990. Il provient des mines légendaires de Golconde, centre névralgique du commerce du diamant dont l'Inde a été le principal producteur de l’Antiquité jusqu’au XVIIIème siècle. 

Aigrette paon

Réalisée par les joailliers Mellerio dits Mellers à Paris en 1905, cette aigrette en forme de paon est un bijou aussi beau que symbolique, le paon étant annonciateur de fertilité et de prospérité. Réalisé en trois exemplaires (qui se différencient, entre autres, par le nombre de diamants et la matière choisie pour l’œil) ce modèle fut acquis par un Maharajah qui en fit cadeau à une jeune danseuse andalouse qui devint sa cinquième épouse. Mais celle-ci le quitta rapidement après qu'elle fut tombée amoureuse de l'un des beaux-fils… 

Collier rubis de Nawanagar

Réalisé par Cartier en 1937, ce collier composé de 118 rubis et de 709 diamants est un exemple de l'incroyable travail effectué par la célèbre maison qui, très tôt, avait tissé des liens avec les Maharajahs indiens. Dès 1900, Jacques Cartier se rendit effectivement en Inde pour y trouver une clientèle et se fournir en pierres précieuses. 

Ornement de turban

Parmi les nombreux bijoux présentés, on retrouve une multitude d'ornements de turbans incrustés de pierres précieuses. Composé d'or, de diamants, de rubis et de spinelles, ce bijou datant de 1875 (et de 1639 pour les deux spinelles) possède des inscriptions en persan ("12 Shah Jahan fils de Jahangir Shah 1049"), qui témoignent de l'importance de la transmission de père en fils de  ces joyaux. 

Exposition Des Grands Moghols aux Maharajahs, Joyaux de la collection Al Thani. Du 29 mars au 5 juin 2017 au Grand Palais, Salon d’Honneur. 

Plus d'articles

Sur le même sujet

En ce moment

Rubriques