VIDÉO - Eminem s'en prend à Donald Trump : "Un kamikaze qui va sûrement provoquer un holocauste nucléaire"

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DIATRIBE - Durant les BET Awards, Eminem a gratifié le public d'un freestyle a cappella dans lequel il s'en prend violemment au président des États-Unis, Donald Trump. Le rappeur de Detroit y dresse un portait peu flatteur de l'homme qui occupe la Maison-Blanche.

Il le traite de tous les noms. Il lui jette tous les maux de l'Amérique au visage. Dans une vidéo de plus de 4 minutes diffusée mardi soir lors de la cérémonie des Hip Hop Awards de BET (Black Entertainment Television), récompensant les artistes de hip-hop, Eminem s'attaque à Donald Trump dans un freestyle a cappella, tourné dans un parking de Detroit, sa ville natale. Dans ce morceau intitulé "The Storm" ("La Tempête", dans la langue de Shakespeare), le "Slim Shady" - son surnom, ndlr - se lâche dans la droite lignée de son dernier titre "Campaign Speech", sorti il y a quasiment un an au moment des élections présidentielles aux États-Unis. 

Il attendra que la merde se calme en faisant des tours dans son avionEminem

Avec son flow singulier, le rappeur charge d'abord le président des États-Unis sur la crise avec la Corée du Nord, qualifiant Trump de "kamikaze qui va sûrement provoquer un holocauste nucléaire". "Et pendant que le drame surgit/Il attendra que la merde se calme en faisant des tours dans son avion jusqu'à ce que les bombardements stoppent (...)", lance-t-il.

Dans son pamphlet anti-Trump, le détenteur de quinze Grammy Awards prend notamment position pour le mouvement "Take a Knee", choqué par les invectives du milliardaire à l'encontre des sportifs et des artistes, qui avaient mis un genou à terre pendant l'hymne américain. "Nous ne nous concentrons que sur ça/Au lieu de parler de Puerto Rico ou du contrôle des armes dans le Nevada/Il préfère déclencher un scandale sur Twitter avec les équipes de football (...)", lâche l'interprète de "Loose Yourself" et "Stan". Un message de soutien à destination notamment de l'ancien quarterback Colin Kaepernick, qui a exprimé sa gratitude sur les réseaux sociaux. "J'apprécie Eminem", a-t-il écrit, accompagné de quelques vers du rappeur. 

La rime juste, le ton grave, Eminem évoque aussi les relents de racisme aux États-Unis, en relatant et taclant "le soutien aux membres du Ku Klux Klan" de Trump. Le président américain les avait renvoyés dos à dos avec les antifascistes lors des débordements à Charlottesville. "Des torches tiki (utilisées par les suprémacistes blancs, ndlr) pour le soldat noir qui rentre d'Irak/et à qui l'ont dit encore de retourner en Afrique", ironise-t-il avant de continuer sa critique acerbe des prises de position de Donald Trump, "le grand-père de 94 ans", "cette garce" qui cherche à "se débarrasser de tous les migrants" avec son un mur "pas plus haut que ça". 


Après quatre minutes à déverser sa colère, il conclut son intervention par un message limpide : "Je dessine une ligne dans le sable : soit vous êtes pour, soit vous êtes contre/Si vous ne pouvez pas choisir qui vous préférez et que vous êtes divisés sur la personne à soutenir/Je vais le faire pour vous : 'Allez-vous faire foutre !'/Le reste de l'Amérique levez-vous/Nous aimons nos militaires, nous aimons notre pays/Mais nous détestons ce p***** de Trump."

Le freestyle d'Eminem salué de toutes parts

La séquence diffusée, les réseaux sociaux ont salué la levée de boucliers d'Eminem contre Donald Trump et sa politique. La star des Cleveland Cavaliers LeBron James a souligné l'habileté des jeux de mots du rappeur de Detroit quand Snoop Dogg a remercié l'auteur du titre "Stan". À sa manière, bien entendu. "J'ai toujours su qu'il était un vrai négro".

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