Autoroutes : l’autorité de régulation conteste la future hausse des prix des péages

Autoroutes : l’autorité de régulation conteste la future hausse des prix des péages

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TOO MUCH - En janvier dernier, l’Etat a conclu un accord avec les sociétés d’autoroute pour mettre en place un vaste plan d’investissement. Le problème : son financement. L’autorité de régulation des activités ferroviaires et routières conteste que les coûts soient portés majoritairement sur les usagers, via des hausses de péage.

Augmenter les tarifs des péages pour financer de nouvelles infrastructures routières. Tel est le deal conclu entre l’Etat et sept sociétés d’autoroute. Mais pour l’autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), certains travaux n’ont pas à être supportés par les usagers. Elle conteste 23 des 57 opérations de dernier plan de relance autoroutier. Explications.


Le gouvernement a conclu en janvier dernier un plan d’investissement avec les sociétés d’autoroute. Pour cela des avenants ont été créés pour modifier sept contrats de concession autoroutiers. Le but : améliorer le réseau, grâce à de nouveaux diffuseurs autoroutiers ou aires de covoiturage, mais aussi en créant des aménagements pour le milieu naturel (murs anti-bruit, passage pour la faune, etc.). Coût des opérations : 803,5 millions d’euros. Un chiffre conséquent qui nécessite de trouver de l'argent.

 

Pour réaliser l’ensemble du plan, soit les 57 opérations, l’Arafer constate que les investissements seraient "essentiellement" tirés "des hausses de péages, comprises entre 0,1% et 0,4% par an sur les années 2019, 2020 et 2021". Deuxième source de financement, "à hauteur de 220 millions d’euros" : des subventions des collectivités locales.

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Dès 2018, les péages vont augmenter de 0,3 à 0,4% chaque année

En décortiquant les différents travaux envisagés, le régulateur "estime qu'il n'apparaît pas justifié de faire supporter par l'usager de l'autoroute le financement de 23 opérations (...) soit parce que les projets correspondent à des obligations déjà prévues dans les contrats, soit parce qu'il n'est pas établi qu'ils sont strictement nécessaires ou utiles à l'exploitation de l'autoroute, indépendamment d'autres motifs d'utilité".

A titre d’exemple, sur l’autoroute A26 gérée par la SANEF, des travaux devraient permettre la construction d’un nouveau diffuseur "pour créer un accès direct au futur parc de loisirs Héroïc Land", qui devrait sortir de terre en 2020. Parmi les différentes critiques émises, l’Arafer souligne dans son rapport que "l’usager de l’autoroute ne saurait assumer principalement le coût de réalisation d’un ouvrage qui apparaît répondre à des motivations étrangères à la concession."


A noter cependant : l'avis de l'autorité de régulation n'est que consultatif...

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