2009-2017 : Barack Obama président des Etats-Unis, ses cinq échecs

BILAN - Le 44e président américain quitte la Maison-Blanche ce vendredi. Juste avant la prise de fonctions de Donald Trump, zoom sur les échecs essuyés par celui qui avait suscité un espoir immense aux Etats-Unis et dans le monde.

Son impuissance sur les armes à feu

Le 14 décembre 2012, 20 enfants sont abattus après une tuerie dans une école primaire de Newton, dans le Connecticut. "La pire journée de ma présidence", dit alors Barack Obama. Malgré tout, il n'aura pas réussi à faire bouger les lignes vers un encadrement plus strict des armes à feu. 


Newtown, Charleston, Orlando, Dallas : massacre après massacre, il ne peut qu'exprimer son désarroi. "Cela n'a aucun sens!", lâche-t-il, déplorant que la séquence fusillade-indignation-statu quo législatif soit devenue une "routine" de la société américaine. En cause ? Le blocage permanent du Congrès, dominé par les Républicains. Par exemple, quatre mois après Newton, quand celui-ci rejette une série de propositions visant à limiter le port d'armes.

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Le contrôle des armes à feu, l'échec douloureux de Barack Obama

Le bain de sang en Syrie

En 2012, le président américain menace de représailles le régime syrien si celui-ci venait à faire usage d'armes chimiques sur la population. En août 2013, les forces de Damas franchissent cette limite. Barack Obama hésite, puis renonce à intervenir militairement, conformément à la "doctrine Obama". Résultat : le conflit se militarise à la faveur de la Russie et de l'Iran, deux pays alliés de Bachar Al-Assad. "La situation en Syrie me hante en permanence", confiera en septembre 2016 le président américain.


 A ceux qui lui reprochent de ne jamais avoir envoyé de signal fort face à la répression menée par Bachar al-Assad, un homme qu'il a traité de "tyran", Barack Obama répond que les solutions avancées n'auraient pas fait une véritable différence. Et face aux critiques, l'exécutif américain répète en boucle sa conviction : il n'y a pas de solution militaire au conflit syrien.

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Exclu TF1/LCI du 11 décembre 2016 : John Kerry, le ministre des Affaires étrangères d'Obama, évoque la situation en Syrie

L'"Obamacare" sous le feu des critiques

Arraché en 2010 à l'issue d'un combat législatif, l'"Affordable Care Act", connu sous le nom d'Obamacare, a mis en place un système subventionné visant à étendre la couverture santé des Américains. Un système qui a instauré une "obligation individuelle" contraignant chaque citoyen à souscrire à une assurance-santé quelle que soit sa condition médicale. Cette loi dite "Obamacare" a aussi rencontré de nombreuses critiques, car elle s'est accompagnée d'une hausse des primes d'assurance pour des familles de la classe moyenne. Premier pourfendeur : Donald Trump. Le président élu a fait campagne sur sa promesse de démanteler la réforme. Il l'a redit la semaine dernière lors de sa conférence de presse.

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Trump va-t-il vraiment abroger l'Obamacare?

Guantanamo toujours en place

Le 22 janvier 2009, deux jours après son arrivée au pouvoir, Barack Obama signe un décret visant à fermer la prison installée à Cuba sous un an. 242 détenus y "résident" alors. Huit ans plus tard, le camp de sinistre réputation, symbole des dérives extrajudiciaires des années Bush, compte moins de détenus (au total, 45 hommes), mais est toujours là.

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Fermeture de Guantanamo : "Laissez-nous faire ce qui est bon pour l'Amérique" (24 février 2016)

Des soldats américains toujours en Afghanistan

Reconnaissant la faiblesse des forces de sécurité afghanes, Barack Obama a été contraint, par étapes, de renoncer à sa promesse initiale : un retrait total fin 2016. Au total, 8.400 soldats américains resteront en Afghanistan après son départ.

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Obama renonce au retrait des troupes d'Afghanistan pour "aider les forces" du pays

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