Politiques, banquiers, lobbyistes... : avec qui Donald Trump va gouverner

La présidence Donald Trump

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ÉQUIPE - Donald Trump annonce au compte-goutte les premières nominations de son équipe de transition. D’autres devraient rapidement suivre. LCI vous présente ceux qui sont pressentis pour faire partie de la future administration américaine.

Les noms commencent à tomber. Donald Trump a fait connaître, dimanche 13 novembre 2016, les deux premiers membres de sa future administration : Reince Priebus, qui officiera comme secrétaire général de la Maison Blanche, et Stephen Bannon, nommé stratège en chef de la présidence


Parmi les autres membres pressentis, le milliardaire a évoqué, mardi 30 novembre, l'ancien dirigeant de la CIA, David Petraeus, ou encore l'homme d'affaire, proche de Wall Street, Steven Mnuchin. Une équipe dans laquelle figure également le neurochirurgien à la retraite Ben Carson, l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, l'ex-maire de New York Rudy Giuliani ou encore le sénateur Jeff Sessions. LCI vous les présente. 

Ils sont nommés

• Reince Priebus

Il a été nommé : Secrétaire général de la Maison-Blanche 

Qui est-il : Un pur produit de la politique américaine. Et sans doute pour cela que Reince Priebus, chef du Comité national républicain depuis 2011, a été choisi. Proche de Paul Ryan, l’actuel président de la Chambre des représentants,  il est le signe de la volonté de Donald Trump de ménager (un peu) le Grand old party (GOP) avec qui la campagne présidentielle n’a pas toujours été facile. 

• Stephen Bannon

Il a été nommé : Haut conseiller, chef de la stratégie présidentielle

Qui est-il ? Un ultraconservateur, spécialiste des médias. Ex-banquier chez Goldman Sachs, ancien de la Navy, Stephen Bannon est surtout connu pour avoir dirigé le site d’information Breitbart News, catalogué à la droite de la droite de l’échiquier politique américain et qui a récemment déclaré vouloir lancer une version française. Président du comité de campagne de Donald Trump, il est pour beaucoup celui grâce à qui le milliardaire a été élu. 

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Ils sont pressentis

• David Petraeus

Son nom circule pour le poste de :  secrétaire d'Etat  (ministre des Affaires étrangères)

Qui est-il ? Un général à la retraite et ancien directeur de la CIA. David Petraeus, âgé de 64 ans, a commandé les théâtres d'opérations en Irak et en Afghanistan. Il est nommé à la tête de la CIA en 2011 par Barack Obama, mais il est obligé de démissionner un an plus tard en raison d'une aventure extraconjugale. Il a depuis plaidé coupable d'avoir communiqué des informations confidentielles à sa maîtresse et biographe, Paula Broadwell, ce qui lui a valu en 2015 deux ans de mise à l'épreuve et 100.000 dollars d'amende.

• James Mattis

Son nom circule pour le poste de : secrétaire de la Défense

Qui est-il ? A 66 ans, James Mattis a atteint le statut de légende parmi les militaires américains. Désormais retraité, il a passé plus de 40 ans dans l'armée et a participé à de nombreuses guerres. En 1991, il mène un bataillon des Marines, pendant la première guerre du Golfe . Dix ans plus tard, il commande les forces opérationnelles en Afghanistan en 2001. Mais celui qui pourrait devenir secrétaire de la Défense est également connu pour ses dérapements, comme en 2005, à l'occasion d'un forum sur les stratégies de la guerre contre le terrorisme à San Diego, lorsqu'il a déclaré qu'il était "plaisant" de "descendre des gens", faisant référence aux insurgés talibans afghans. Des propos pour lesquels il s'est excusé. 

• Rudolph Giuliani

Son nom circule pour le poste de :  ministre de la Justice (Attorney general) ou des Affaires étrangères (Secrétaire d'Etat)

Qui est-il ? L’un des premiers soutiens de poids de Donald Trump. La fidélité de Rudy Giuliani devrait être récompensée par l’attribution du stratégique portefeuille de la Justice. Un département dans lequel il a déjà travaillé sous la présidence de Ronald Reagan entre 1981 et 1983. L’ancien maire de New-York, partisan de la "tolérance zéro", pourrait être chargé de mettre en place la politique pénale répressive voulue par Donald Trump, notamment envers les clandestins. À moins, comme l'a déclaré la directrice de campagne de Trump, Kellyanne Connway, qu'il ne prenne en charge les Affaires étrangères, "une fonction pour laquelle il est qualifié et un travail qu'il ferait vraiment bien".  

• Newt Gingrich

Son nom circule pour le poste de : ministre des Affaires étrangères (Secrétaire d'Etat)

Qui est-il ? Un "vieux de la vieille", partisan du libre-échange et de l’interventionnisme américain dans le monde (une position que Trump ne partage pas forcément). Ancien président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, 73 ans, est l'un des candidats au poste de ministre des Affaires étrangères (secrétaire d'Etat). Homme remuant à l’égo surdimensionné, selon ses détracteurs, il avait tenté jusqu’au bout de renverser Bill Clinton lors de l’affaire Monica Lewinsky. 

• Chris Christie

Son nom circule pour le poste de : Attorney general (aussi) ou ministre du Commerce

Qui est-il ? Comme Rudy Giuliani, il est l’un des tous premiers à avoir ouvertement soutenu Donald Trump. Et comme pour l’ancien maire de New-York, l’actuel gouverneur du New Jersey pourrait voir sa loyauté récompensée. À moins que ses ennuis judiciaires ne le pénalisent. Déjà présenté comme l’homme chargé d’assurer la transition entre Donald Trump et Barack Obama (un rôle finalement attribué au futur vice-président Mike Pence), il pourrait bien voir toutes les opportunités lui passer sous le nez en raison de deux de ses anciens collaborateurs, empêtrés dans le scandale du "Bridgegate" -des embouteillages monstres survenus à la suite d'une vengeance contre un maire démocrate. 

• Ben Carson

Son nom circule pour le poste de :  ministre de la Santé et aux Services sociaux ou ministre de l’Éducation

Qui est-il ? Un ancien neurochirurgien très religieux. L’ex-candidat aux primaires républicaines Ben Carson, célèbre pour avoir participé à la première opération de séparation de siamois attachés par le crâne, s’est rapidement rallié à Donald Trump après avoir jeté l’éponge lors de la course à l’investiture. Souvent cité comme exemple de l’ascension sociale américaine – ce que beaucoup de médias américains contestent –, cet homme de 65 ans est un fervent défenseur des thèses créationnistes.

• Jeff Sessions

Son nom circule pour le poste de : ministre de la Défense 

Qui est-il ? Un fervent opposant à l’immigration, à l’avortement et au mariage homosexuel. Sénateur de l’Alabama, Jeff Sessions a été l’un des premiers élus du Congrès à rallier Donald Trump au début de l’année 2016. Un soutien de poids que le milliardaire devrait sans aucun doute gratifier du poste de ministre de la Défense. Au Pentagone, Sessions aurait sans doute à gérer les suites de l’intervention militaire américaine contre Daech. 

• Sarah Palin

Son nom circule pour le poste de : ministre  de l’Intérieur

Qui est-elle ? Une ancienne candidate à la vice-présidence des Etats-Unis, égérie du mouvement ultra-conservateur Tea Party. Pro-armes et pro-vie, des thèmes chers à Donald Trump, Sarah Palin pourrait se voir attribuer le département de l’Intérieur, chargé d’administrer les terres appartenant à l’État fédéral (et non pas, comme souvent en Europe, d'assurer la sécurité). La nomination de l’ancienne colistière de John McCain en 2008 serait un moyen pour le futur président de féminiser une équipe majoritairement masculine.  

• Steven Mnuchin

Son nom circule pour le poste de :  ministre de l'Economie (secrétaire au Trésor)

Qui est-il ? Un ex-banquier d’affaires chez Goldman Sachs (comme Stephen Bannon) et ex-producteur de films, dont le célébrissime Avatar réalisé par James Cameron. Vierge de toute fonction politique élective, Steven Mnuchin a été le directeur financier de la campagne de Donald Trump. À ce titre, c’est lui qui a été chargé des levées de fonds – 200 millions de dollars – pour le républicain.

• David Clarke

Son nom circule pour le poste de : Secrétaire à la Sécurité intérieure

Qui est-il ? Un shérif conservateur du comté de Milwaukee (Wisconsin), fervent soutien de Donald Trump. Selon les proches du futur président américain, David Clarke est pressenti pour occuper le poste de Secrétaire à la Sécurité intérieure, chargé notamment de la police. À la convention nationale républicaine dans l'Ohio, il avait fait un éloge aux forces de l’ordre en déclarant : "Blue lives matter" ("La vie des bleus – les policiers – compte"), en référence au mouvement de défense des droits des noirs américains "Black Lives Matter", qui lutte contre les bavures policières.  

• Myron Ebell

Son nom circule pour le poste de : administrateur de l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA)

Qui est-il ? Un climato-sceptique notoire déjà en charge des questions environnementales dans l’équipe de transition de Donald Trump. Comme le président élu, Myron Ebell considère le réchauffement climatique comme un canular. Lobbyiste anti-écolo acharné, il dirige le Competitive Entreprise Institute, un groupe de réflexion largement financé par les géants pétroliers comme Exxon Mobil. À la tête de l’EPA, il pourrait s’occuper de faire sortir les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat obtenu durant la COP 21.   

• Michael Flynn

Il est pressenti pour le poste de : Conseiller à la Sécurité nationale

Qui est-il ? Un général à la retraite de 57 ans qui avait dirigé la Defense Intelligence Agency (DIA), le renseignement extérieur américain. Un temps évoqué comme possible ministre de la Défense, Michael Flynn a été l’un des principaux inspirateurs de Donald Trump en matière de politique internationale. En devenant son conseiller à la Sécurité nationale, il occuperait le poste le plus stratégique de la Maison-Blanche sur les questions de défense. 

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