"Purge stalinienne" ? Les fidèles de Trump font la chasse aux nouveaux alliés

"Purge stalinienne" ? Les fidèles de Trump font la chasse aux nouveaux alliés

VENDETTA - Après Chris Christie, écarté ce vendredi de la tête de l'équipe de transition de Donald Trump, c'est au tour de Mike Rogers, un temps pressenti pour diriger la CIA, d'être évincé. Un de ses proches dénonce une "purge stalinienne".

L'équipe de transition de Donald Trump, déjà remaniée ce vendredi, a enregistré mardi 15 novembre un nouveau départ.  Après Chris Christie, écarté ce vendredi au profit de Mike Pence pour le poste de président de l'équipe, le modéré Mike Rogers un temps pressenti pour diriger la CIA a quitté mardi l'équipe de transition de Donald Trump. Ancien représentant du Michigan, Mike Rogers était chargé des questions de sécurité nationale au sein de l'équipe.


A en croire les informations du New York Times, le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, se serait systématiquement opposé aux proches du gouverneur du New Jersey Chris Christie et notamment à Mike Rogers. Une dissension qui remonte à... 2004 quand, encore procureur fédéral, Chris Christie avait jugé pour évasion fiscale le père de Jared Kushner, le condamnant à deux ans de prison.

Votre équipe de transition et votre gouvernement potentiel comportent plus de vingt magnats de Wall Street, des acteurs industriels et des lobbyistesElizabeth Warren, sénatrice démocrate

Ce changement pourrait freiner le travail avec la Maison Blanche. Les équipes de Donald Trump doivent fournir de nouveaux documents avant que des réunions ne puissent être organisées, agence par agence, pour assurer la transition et la succession de Barack Obama, a annoncé une porte-parole de la Maison Blanche après avoir accusé réception d'un premier texte. L'équipe de transition doit notamment fournir un code de conduite et certifier devant le Bureau ovale qu'aucun conflit d'intérêt n'implique ses membres.


Face à ces décisions, ces détracteurs, jusque dans son propre camp, tirent la sonnette d'alarme. Cité par The Guardian, un proche de Mike Rogers dénonce même une "purge stalinienne". Mike Pence est en train de "retirer tout lobbyiste" de l'équipe, a de son côté rapporté un conseiller, qui précise que la mesure vise à "assurer le respect de la promesse du président élu Trump de mettre fin à la participation des lobbyistes à tous les niveaux de la transition". 


La sénatrice démocrate Elizabeth Warren, adversaire notoire de Donald Trump, a noté dans une lettre : "Votre équipe de transition et votre gouvernement potentiel comportent plus de vingt magnats de Wall Street, des acteurs industriels et des lobbyistes prenant des décisions qui pourraient avoir d'énormes implications pour leurs clients ou leurs employés".

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États-Unis : le gouvernement lobbyiste de Donald Trump

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