Attentat Champs-Elysées : Fillon veut enfermer les fichés S, mais trouvait en juillet que ça n'avait "aucun sens"

Attentat des Champs-Élysées

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DEMI-TOUR - Au lendemain de l'attentat des Champs-Élysées, François Fillon a proposé ce vendredi "que tous les individus dont la dangerosité est avérée, et notamment les fichés S, soient placés en détention dans un cadre judiciaire ou sous surveillance administrative". Il y a 9 mois, il jugeait qu'une telle mesure "n'aurait aucun sens". L'auteur de l'attaque n'était pas fiché S.

Visiblement, l'attentat des Champs-Élysées a fait changer d'avis François Fillon sur la détention des personnes faisant l'objet du fiche S. "Je veillerai à ce que tous les individus dont la dangerosité est avérée, et notamment les fichés S, soient placés en détention dans un cadre judiciaire ou sous surveillance administrative", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, vendredi matin. 


Dans un entretien paru le dimanche 24 juillet dans le JDD, le candidat des Républicains avait une tout autre opinion. L'ancien Premier ministre estimait en effet il y a neuf mois que le fait d'enfermer des fichés S en lien avec la menace de terrorisme islamiste n'aurait "aucun sens car c'est une catégorie tellement large qu’on ne saurait même pas comment les surveiller". François Fillon disait alors s'opposer à "une sorte de Guantanamo des fichés S" et plaidait pour une "notion d'intelligence avec l'ennemi", qu'il estime "conforme avec l'Etat de droit".


Ce vendredi, il a réaffirmé que, lui président, "toute personne coupable d'intelligence avec l'ennemi sera arrêtée, jugée et condamnée", et  que "les Français partis combattre avec les djihadistes seront, comme la loi française le permet, déchus de leur nationalité".

Les fiches S, pour "atteinte à la surêté de l'État", concernent, comme le dit la loi, les personnes "faisant l’objet de recherches pour prévenir des menaces graves pour la sécurité publique ou la sûreté de l’Etat, dès lors que des informations ou des indices réels ont été recueillis à leur égard". Des personnes qui n'ont donc peut être pas encore commis de délit ou de crime.

S'il existe environ 10.000 personnes fichées S, l'auteur de l'attentat des Champs-Élysées, tué par les forces de l'ordre, n'en faisait pas partie. Il était en revanche connu des services de renseignement pour ses antécédents de violence contre la police. 

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