Avec Democrateek, les Nantais se lancent en politique

Avec Democrateek, les Nantais se lancent en politique

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MUNICIPALES – Alors que la plupart des candidats affichent leur volonté de donner plus de place à la participation citoyenne, le site Democrateek.fr se lance à Nantes avec une ambition : devenir une plateforme de propositions citoyennes sur des sujets très locaux.

"L’urbanisme sur l’île de Nantes est daté. Il faut le revoir." "Est-ce normal qu’on ne nous parle jamais du tri sélectif dans la campagne ? Quel bilan pour le Tri-sac ?" Ce sont quelques-unes des remarques qui fleurissent sur  Democrateek.fr

Ce site, fondé par Harold Brasnu, ancien élève de Sciences Po et Romain Bordessoul, ingénieur en informatique, vise à créer un véritable espace "libre et indépendant" de débat et de propositions citoyennes. Leur slogan ? "Vous faites la politique." Lancé il y a 5 ans au niveau national, Democrateek.fr se réoriente depuis le début de l’année sur l’actualité nantaise, à l’occasion des élections municipales. "Les gens s’intéressent à aux problématiques locales. Ils sont prêts à s'investir", estime Harold.

"Donner un espace de débat aux gens éloignés de la politique"

Popularisée par Ségolène Royal en 2007, la démocratie participative n'est pas morte. La candidate UMP Laurence Garnie r veut ainsi "recréer du dialogue avec les Nantais", via une "plateforme de consultation des habitants sur les grands projets d’aménagement". La socialiste Johanna Rolland promet, elle, de créer un Conseil des usagers de l’espace public, ou encore de "développer les outils numériques pour faciliter la relation entre ville et habitants".

Pour autant, selon Harold Brasnu, cette démocratie participative est "biaisée" : "La plupart de ceux qui interviennent sont déjà militants ou investis." Avec Democrateek, l'objectif est eux d'aller à la recherche des gens éloignés de la politique et leur donner un espace de débat." Aucun support indépendant n’est en effet réellement dédié au citoyen : "La politique sur Internet se limite souvent à ajouter un énième commentaire au bas d’un article, ou reste dans le cercle privé de Facebook et Twitter", résume Harold Brasnu.

Les ambitions sont lourdes pour cette plateforme qui se veut "ouverte et non partisane" : "C’est un endroit positif, où l’on peut s’exprimer librement et avancer ses idées, sur le thème qu’on souhaite. On veut devenir l’équivalent de l’opinion publique, une force d’influence dans le débat."


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