Emmanuel Macron et les 35 heures : "Je n'ai pas changé d'avis"

TEMPS DE TRAVAIL - Que veut vraiment Emmanuel sur les 35h ? Les conserver ? Les aménager ? Les transformer ? Dans l'émission Vie Politique, l'intéressé s'est expliqué sur sa position.

Emmanuel Macron et les 35h : une histoire manifestement assez compliquée. Le candidat à la présidentielle qui avait déjà attaqué la mesure à plusieurs reprises... la défend finalement (en partie). Invité de Vie Politique ce dimanche 11 décembre, l'ancien ministre de l'Economie a soutenu pourtant ne jamais avoir "changé d'avis" concernant cette réforme. "La soution n’est pas de baisser le temps de travail, ni de passer aux 39h" a-t-il poursuivi. 


L'ex-banquier avait affirmé vouloir maintenir la durée légale du travail hebdomadaire à 35 heures, lors de son impressionnant meeting samedi à Paris. Devant plus de 10.000 personnes, le candidat avait souligné la nécessité "d'une régle simple et lisible" pour tous. Pourtant, Emmanuel Macron a soutenu ce dimanche sur le plateau de TF1 que "la loi ne pouvait pas tout définir". 

"Quand on est jeune, 35 heures ce n'est pas assez"Emmanuel Macron

Il concède finalement que les entreprises sont en droit de déroger à la règle, en fonction de leur situation. "Des accords majoritaires" dans les entreprises permettraient "de modifier le nombre d'heures supplémentaires et l'organisation..." avait-t-il précisé, samedi.


L'ex-banquier souhaite adapter le temps de travail également en fonction de l'âge. Dans une interview donnée à l'Obs en novembre, il expliquait qu'on "pouvait ainsi imaginer que les branches professionnelles négocient une possibilité pour les salariés qui le souhaiteraient de travailler moins à partir de 50 ou 55 ans: 30, 32 heures, pourquoi pas ? En revanche, quand on est jeunes, 35 heures, ce n'est pas long (...) Quand on est jeune, 35 heures ce n'est pas assez. On veut travailler plus, on veut apprendre son job" avait-il expliqué. 

Des critiques déjà en 2015

L'ancien ministre n'en est pas à sa première critique vis-à-vis des 35h. En visite au Forum économique de Davos en Suisse en janvier dernier, il avait déjà signifié sa réserve, en appelant à "créer plus de flexibilité" pour les employés. 


Avant cela, il s'était montré encore plus explicite en affirmant devant le Medef en août 2015 que "la gauche [...] avait cru que la France pouvait aller mieux en travaillant moins", ajoutant "ce sont de fausses idées". Des sorties qui, à l'époque avait fortement embarassé la gauche. 

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