Marielle de Sarnez visée par une enquête sur son assistante au Parlement européen, la ministre se défend

Marielle de Sarnez visée par une enquête sur son assistante au Parlement européen, la ministre se défend

PARLEMENT EUROPÉEN - L'eurodéputée FN Sophie Montel a envoyé en mars à la justice française un courrier dénonçant l'usage supposé par 19 de ses collègues, dont Marielle de Sarnez, d'assistants parlementaires travaillant en même temps au service de leur formation politique. La justice a ouvert une enquête. Marielle de Sarnez, aujourd'hui au gouvernement et candidate aux législatives, conteste toute irrégularité.

La justice s'intéresse de près à Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes et candidate aux législatives à Paris. Selon un article du Parisien publié lundi, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "abus de confiance" le 22 mars dernier. L'enquête faisait suite à l'envoi à la justice française et européenne d'une lettre rédigée par l'eurodéputée Front national Sophie Montel. 


Dans cette lettre, Sophie Montel dénonçait l'usage, par 19 collègues du Parlement européen, dont Marielle de Sarnez, d'assistants parlementaires ayant "par ailleurs des fonctions au sein de leur formation politique". Des accusations qui rappellent bien sûr l'affaire dans laquelle le Front national fait lui-même l'objet d'une enquête en cours.

Rien d'irrégulier affirme de Sarnez

Marielle de Sarnez, qui siégeait au Parlement européen sous l'étiquette du Modem jusqu'à sa nomination au gouvernement, s'est défendue mardi de toute irrégularité dans l'emploi de son assistante parlementaire. 

Dans son communiqué, la ministre assure que "la jeune femme qui a été mon assistante parlementaire en circonscription pendant 12 mois a fourni un travail assidu auprès de moi dans ma mission de parlementaire européenne d'Île-de-France. Etant par ailleurs élue locale, sa situation a été déclarée et vérifiée par le Parlement européen". Elle précise que "son contrat de travail a été, comme celui de tous mes assistants, validé et approuvé par le Parlement européen".


S'agissant du FN, le Parlement européen réclame à Sophie Montel 77.276 euros dans l'affaire des emplois présumés fictifs d'assistants parlementaires par le Front national. Egalement soupçonnée d'avoir fait salarier par le Parlement européen des assistants qui travaillaient en réalité pour le FN, sa présidente, Marine Le Pen, est visée par une procédure de levée d'immunité parlementaire.

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