Quand les politiques étaient sûrs et certains de la candidature de François Hollande

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ERREUR - Le Président de la République, François Hollande, s'est exprimé depuis l'Elysée jeudi 1er décembre. Il a annoncé qu'il renonçait à un second mandat. Pourtant, depuis un an, plusieurs politiques de gauche avaient prédit le contraire. Retour en arrière.

Ils semblaient sûrs d'eux... mais avaient tort. Jeudi 1er décembre, François Hollande a décidé de renoncer à briguer un second mandat à la présidence de la République. Son allocution-bilan, qui s'est tenue depuis l'Elysée pendant une dizaine de minutes, a contré les pronostics de plusieurs politiques de gauche, dont certains membres de son gouvernement. 

Placé persuadé d'un duel Hollande-Sarkozy en 2017

Fin juin, Jean-Vincent Placé était persuadé que François Hollande et Nicolas Sarkozy remporteraient les primaires en vue de s’affronter de nouveau en 2017. Le secrétaire d’Etat en charge de la Réforme de l’Etat et de la Simplification livrait ainsi son pronostic, comme le rapportait le JDD du 26 juin. Le patron de LR et candidat-non-déclaré remporterait ainsi la primaire de la droite, et le président de la République la primaire de la Belle alliance populaire. Sauf qu'entre-temps, Nicolas Sarkozy a été éliminé au premier tour de la primaire à droite. 

Najat Vallaud-Belkacem : "Je pense que François Hollande sera candidat"

La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem rappelait, mardi 18 octobre au micro de RTL, que François Hollande possèdait "la légitimité et le bilan pour être candidat" à un second mandat à l'Élysée. D'ailleurs, celle à qui on prêtait un rôle de directrice de campagne en 2017 n'a pas manqué d'afficher toute sa confiance à l'égard du chef de l'État : "Oui, je pense qu'il sera candidat".

Michel Sapin, fidèle de François Hollande

Au micro du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI le 18 septembre dernier, Michel Sapin, fidèle de François Hollande, déclarait : "François Hollande est le candidat naturel. Quelqu'un qui est aujourd'hui président de la République est assez naturellement, alors qu'il n'a pas fait deux mandats, potentiellement candidat", affirmait le ministre de l'Economie et des Finances. "Je ne connais pas à gauche de personnalités qui puissent mieux que lui rassembler la gauche. Je vois plein de noms. Mais à chaque fois, je vois que ce sont des noms qui n'ont pas la capacité d'être présent au deuxième tour", assurait-il. 

Mélenchon voyait juste en 2015... avant de changer d'avis

Jean-Luc Mélenchon, cofondateur du Parti de gauche, déclarait le 1er novembre dernier que le président François Hollande "reste le personnage-clef du PS" et qu'il sera candidat à sa succession avec une "logique assez simple", à savoir "lui ou le chaos", dans un entretien publié par Le Figaro. Il y a un an pourtant, il voyait juste. En septembre 2015, Jean-Luc Mélenchon déclarait, avec justesse : "Hollande ne se représentera pas", en Une des Inrocks.

Quand on regarde les archives, la constance en politique est parfois une vertu. 

Emmanuelle Cosse : "Grâce à son bilan, Hollande peut et doit se présenter"

La ministre du Logement et de l'Habitat durable, invitée de France info lundi 14 novembre, souhaitait que François Hollande se lance dans la présidentielle. "Je pense qu'il sera candidat. J'ai envie, pour qu'il rende compte de son bilan et qu'on puisse débattre pour de vrai et hors de la posture des désaccords qu'il y a eu à gauche", déclarait Emmanuelle Cosse. Selon les déclarations de la ministre, le bilan de François Hollande "est bon". "Il y a eu beaucoup d'incompréhensions. Je crois que cinq ans plus tard, on est dans une situation qui est bien meilleure que 2012. Cela ne veut pas dire que tous les problèmes sont réglés mais on a fait beaucoup de choses. Il faut qu'on continue", avait-elle ajouté. 


Dans la matinée du jeudi 1er décembre, Emmanuelle Cosse poursuivait ses déclarations : "Grâce à son bilan, Hollande peut et doit se présenter. Il faut qu’il aille expliquer aux Français ce qu’il a fait." Chose qu'il ne fera pas...  

Didier Guillaume voyait une annonce le 10 décembre

"Le président de la République a dit qu'il donnerait sa réponse le 10 décembre", déclarait mardi 22 novembre le sénateur Didier Guillaume, invité de l'émission L’Épreuve de vérité de Public Sénat en partenariat avec l'AFP, Les Échos et Radio Classique. Le sénateur a répété cette date un peu plus tard dans l'émission, incitant ses camarades socialistes à rester "tranquilles (...), sereins" et à "travaill(er)" d'ici là. Inutile, donc puisque le 1er décembre, François Hollande a indiqué l'inverse. 

"Moi je n’en doute pas, c’est lui qui le dira", déclarait Stéphane Le Foll

Le porte-parole du gouvernement exprimait, le 23 novembre dernier, sa certitude d'une candidature de François Hollande. "Moi je n’en doute pas, c’est lui qui le dira", avait expliqué Stéphane Le Foll, avant de préciser "c’est lui qui verra, et la date et la décision". Interrogé sur l'éventuelle candidature de François Hollande à la primaire de la gauche, prévue en janvier, le porte-parole du gouvernement s'est également montré optimiste. "On verra au moment où il prendra sa décision, mais je ne l’imagine pas battu s'il se présentait", avait-il déclaré.

André Vallini voyait déjà François Hollande candidat

Le secrétaire d'Etat de la Francophonie André Vallini assurait sur BFMTV mercredi 30 novembre avoir "l'intime conviction que François Hollande sera candidat". "Il a dit qu'il acceptait la primaire, il se conforme et se livre à cet exercice démocratique, ce qui n'est pas évident pour un Président sortant", avait-il souligné avant de préciser que le chef d’Etat "allait s’y prêter s'il était candidat".

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