Hollande renonce, les candidats à la présidentielle partagés entre sa "lucidité", son "bilan catastrophique" et son "échec"

Hollande renonce, les candidats à la présidentielle partagés entre sa "lucidité", son "bilan catastrophique" et son "échec"

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RÉACTIONS - Entre "aveu d'échec" et ouverture vers de "nouvelles perspectives pour la gauche", les réactions des autres candidats à la présidentielle face au renoncement de François Hollande ne se sont pas fait attendre.

François Hollande ne briguera pas un second mandat présidentiel. La décision coup de tonnerre annoncée dans la soirée du jeudi 1er décembre a provoqué une multitude de réactions au sein la classe politique. A gauche comme à droite, la plupart des candidats dans la course pour la présidentielle de 2017 ont livré leurs commentaires. 


A gauche pour commencer, le député européen et leader du mouvement La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a fustigé sur le JT de TF1 un "énorme aveu d'échec" de la part du président. Extrêmement critique à l'égard du Président, il a ajouté : "Maintenant, il y a le choix entre François Fillon qui dit 'chacun pour soi et Dieu pour tous' et moi qui dis 'Un pour tous, tous pour un” a-t-il complété. 

JT 20H – Mélenchon : "Un énorme aveu d’échec" pour François Hollande

Du côté de l'extrême-gauche, Philippe Poutou, qui se présente pour la deuxième fois à la présidentielle sous les couleurs du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), juge que cette annonce ne changera rien "pour les classes populaires".  "Avec ou sans Hollande, comme avec ou sans Sarkozy, les classes populaires n’ont rien de bon à attendre des candidats de droite, d’extrême droite et de la gauche libérale", indique-t-il dans un communiqué.

Un moyen de préparer l'avenir de la gauche ?

Les réactions se font bien sûr plus chaleureuses du côté des ex-membres du gouvernement. Emmanuel Macron ancien ministre de l'Economie a salué au micro de RTL, une "décision courageuse" et "digne". Sylvia Pinel,  ex-ministre du Logement et actuelle candidate du Parti radical de gauche souligne dans un communiqué plein d'optimisme que la décision de François Hollande "offre à la gauche de nouvelles perspectives pour rassembler les Français". 


Même discours de la part d'Arnaud Montebourg candidat à la primaire pour qui ce renoncement "permet à la gauche de préparer son avenir".

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Hollande laisse son camp comme un grand blessé polytraumatiséYannick Jadot

Si Yannick Jadot, candidat Europe Ecologie Les Verts reconnait auprès du Monde, la "lucidité" de François Hollande, il souligne que ce dernier "laisse son camp comme un grand blessé polytraumatisé".

De son côté, François de Rugy, candidat écologiste à la primaire de la gauche et vice-président de l’Assemblée nationale a estimé que cette déclaration représentait une "forme de dignité politique personnelle, inattendue". Autre réaction de la part d'un candidat à la primaire : celle de Benoît Hamon. Le défenseur du revenu universel a jugé sur RTL que le chef de l'Etat "ne pouvait plus rassembler son camp, il en a tiré la conséquence avec humilité et lucidité".

Le Premier ministre Manuel Valls, qui pourrait bientôt déclarer sa candidature, a salué "un choix difficile, mûri, grave", ajoutant dans un communiqué : "Je connais son courage, son sang-froid, celui d’un grand dirigeant, qui a su affronter des épreuves douloureuses pour la France. Il l’a fait avec un souci constant, protéger nos concitoyens, réformer notre pays, assurer son redressement dans la justice."

Son échec patent lui interdit d’aller plus loinFrançois Fillon

La critique monte en sévérité quand on se déplace du côté de la droite. Le candidat des Républicains à la présidentielle François Fillon a jugé sur Twitter que François Hollande "admet avec lucidité, que son échec patent lui interdit d’aller plus loin", ajoutant que "plus que jamais, l’alternance et le redressement de la France doivent être bâtis sur des bases solides". 

Marine Le Pen a estimé ce vendredi 2 décembre que le renoncement du président à briguer un second mandat l'an prochain marquait "l'échec très lourd du quinquennat" et qu'elle se préparait à affronter "les doublures" de Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Autre réaction de l'opposition, celle du président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, pour qui "la décision de François Hollande de ne pas briguer un second mandat à la tête du pays est digne", estimant que "son bilan catastrophique [...] ne pouvait lui permettre de faire autrement." 


L'ex-ministre gaulliste de Jacques Chirac, Michèle Alliot-Marie s'est exprimée sur Facebook, jugeant qu'il était "nécessaire que chacun tire des leçons de l'échec d'une présidence qui n'aura fixé ni cap ni orientations fortes".


Enfin pour Rama Yade, ex-secrétaire d'Etat de Nicolas Sarkozy et candidate à la présidentielle avec son mouvement La France qui ose, "la cruauté du 'système' a eu raison" du chef de l'Etat. Un Président en exercice victime du système, c'est une première.

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