Emmanuel Macron, une première journée présidentielle sous le signe de la sécurité et du terrorisme

Emmanuel Macron élu Président

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SYMBOLES - Hommage au policier Xavier Jugelé, visite auprès de militaires à l'hôpital militaire de Percy... Accusé par ses concurrents pendant la campagne d'avoir négligé les thèmes régaliens et sécuritaires, Emmanuel Macron a utilisé sa journée d'investiture pour marteler sa volonté de lutter contre le terrorisme.

A chaque investiture ses symboles. Ce dimanche 14 mai, Emmanuel Macron aura utilisé cette journée à multiplier les messages sur un terrain où l'on ne l'attendait pas forcément si vite : le terrorisme. 


Tout au long de la matinée, puis de la journée de passation de pouvoirs, le nouveau président de la République a en effet convoqué plusieurs symboles forts ayant trait à la sécurité du pays et à la mémoire des victimes d'attentats, qui ont marqué si fortement le quinquennat de son prédécesseur François Hollande. 

L'attentat des Champs-Elysées dans toutes les mémoires

Lors de son discours d'investiture, Emmanuel Macron a ainsi placé la sécurité du pays au premier rang de ses priorités, sur le même plan que sa volonté affichée de réformer le pays. "Nous prendrons nos responsabilités pour apporter des réponses pertinentes", a-t-il promis, notamment au sujet du terrorisme comme des inégalités, promettant de veiller "à construire la paix dans la durée" et "à la défense de la liberté". 

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Passation de pouvoirs : l'intégralité du discours d'Emmanuel Macron

Mais c'est surtout lors de la cérémonie que le Président a multiplié les signaux en ce sens. Après avoir convié à l'Elysée Etienne Cardiles, le compagnon de Xavier Jugelé, le policier abattu le 20 avril dernier dans une attaque terroriste, il a terminé la descente des Champs-Elysées en milieu de journée en faisant stopper le véhicule présidentiel devant le numéro 102, l'endroit précis où le fonctionnaire de police avait été tué. 

Auprès des militaires blessés

Après le déjeuner à l'Elysée, Emmanuel Macron s'est enfin rendu à l'hôpital militaire de Percy, un déplacement tenu secret jusqu'au dernier moment et auquel la presse n'a pas été conviée. Le président de la République a ainsi rendu visite à plusieurs militaires blessés dans des opérations extérieures liées à la lutte contre le terrorisme islamiste, le premier, 29 ans, au Mali en 2016, le second, 27 ans, en Afghanistan en 2010 (naturalisé français en 2011 pour ces raisons), et le troisième, 21 ans, également au Mali fin 2016. "Le Président", explique son entourage, "a souhaité, comme premier déplacement, se rendre au chevet des soldats blessés au combat, pour défendre notre nation et la liberté dans le monde". "Cela témoigne d’une présidence sensible aux symboles et aux gestes forts [...] marquée d’une profonde empathie pour les défenseurs de la liberté dans notre pays." 


Des gestes qui en annoncent d'autres. Dès avant son élection, Emmanuel Macron avait indiqué que son premier déplacement officiel serait consacré aux troupes françaises. Après sa visite à Berlin, lundi, auprès d'Angela Merkel, le nouveau président doit se rendre sur un théâtre d'opérations extérieures de l'armée française, a priori le Mali en fin de semaine prochaine. Une manière de répondre, après coup, à ceux de ses détracteurs qui l'accusaient durant la campagne de ne pas donner suffisamment de gages de son engagement pour la sécurité des Français et contre le terrorisme. 

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