Jean-Louis Borloo : "La politique, ce n'est pas un casting"

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MON PROJET, C'EST L'AFRIQUE - Invité politique de LCI mercredi matin, Jean-Louis Borloo a refusé commenter la campagne pour la présidentielle en France, préférant défendre, comme à son habitude, ses actions pour l'électrification du continent africain. Ce qui ne l'empêche pas de définir la fonction présidentielle.

Son coeur est en Afrique et il n'est pas prêt de revenir dans l'arène politique. Invité de LCI mercredi matin, l'ancien ministre Jean-Louis Borloo, président de la fondation Energies pour l'Afrique, visant à l'électrification du continent africain en dix ans, a décliné tout commentaire sur la campagne pour la primaire à droite, et au-delà, pour la présidentielle. "La vie politique fait partie de la démocratie, c'est très important, mais j'ai une obligation de discrétion... Ça serait totalement incompréhensible, et indélicat", a de nouveau justifié celui qui consacre son temps au projet de sa fondation, et notamment la recherche de financements pour ce vaste projet d'électrification évalué à 250 milliards de dollars. "Je ne prendrai pas de risque par rapport au projet actuel."


Jean-Louis Borloo, qui figure parmi les personnalités politiques préférées des Français, a éludé le sujet, estimant que dans la primaire à droite, "il y a des gens tout à fait capables qui se présentent". Ajoutant : "Ce n'est pas mon sujet. Quand je fais quelque chose, c'est à 100% jusqu'à la fin de ma mission." 

"La politique, ce n'est pas un casting"

Malgré tout, Jean-Louis Borloo a fini par lâcher certaines de ses préoccupations par rapport à la présidentielle française. "La politique, ce n'est pas un casting", estime l'ancien élu centriste, pressenti par le passé pour être candidat à cette élection. "L'important, c'est de voir quels sont les 6 ou 7 axes principaux", a-t-il ajouté, énonçant l'un d'eux, à savoir les relations "nord-sud", c'est-à-dire le développement économique de l'Afrique et la question migratoire. 


Alors que François Hollande est la cible de toutes les critiques pour ses "confidences" révélées dans un ouvrage paru la semaine dernière, Jean-Louis Borloo a estimé, sans nommer quiconque, que "les candidats doivent se positionner par rapport à la fonction présidentielle". Puis il se montre plus précis : 

Un président, ce n'est pas un super chef de gouvernement, ce n'est pas un super ministreJean-Louis Borloo

Pour l'ancien ministre, "le président choisit un axe", et le gouvernement n'est qu'un "opérateur". Un message adressé à l'actuel président ou à ceux qui veulent le devenir ? 

REPLAY - L'invité politique du 19 octobre 2016 : Jean-Louis Borloo

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