Les battus devront démissionner : qui sont les ministres qui risqueront leur poste aux législatives ?

Les battus devront démissionner : qui sont les ministres qui risqueront leur poste aux législatives ?

GAGNER A TOUT PRIX - Six ministres sont, pour l'heure, candidats aux élections législatives de juin. Selon la règle édictée par l'Elysée, ils devront démissionner s'ils ne remportent pas leur circonscription.

Des nouveaux ministres en sursis. Parmi les 23 membres du gouvernement d'Edouard Philippe, six sont candidats aux élections législatives du mois de juin. Or mercredi, l'Elysée a confirmé la règle édictée pour chacun d'entre eux : un ministre qui ne remporterait la bataille dans sa circonscription devra démissionner sur-le-champ. 


Ce qui rend la situation particulièrement tendue pour les six concernés. Parmi eux, quatre ont été investis par La République en marche (Christophe Castaner, Richard Ferrand, Mounir Mahjoubi et Marielle de Sarnez), et deux autres sont candidats sous une autre étiquette, Annick Girardin et Bruno Le Maire. 

Des scrutins qui ne vont pas de soi

Le cas le plus compliqué est probablement celui de Bruno Le Maire, le nouveau ministre de l'Economie. Candidat à sa réélection dans la première circonscription de l'Eure (il avait été largement élu en 2012, avec près de 57 % des voix au second tour), il n'aura pas d'adversaire La République en marche (REM). Mais le député LR est sur le point d'être exclu de son parti, pour avoir accepté de participer au gouvernement, et devrait donc perdre son investiture LR dans la circonscription. Qu'il se présente sous son propre nom ou celui de REM, il pourrait donc avoir à affronter un autre candidat investi par la droite. 


De son côté, Annick Girardin (PRG), ministre des Outre-Mer, se présente à Saint-Pierre-et-Miquelon. La ministre-candidate devra batailler ferme pour garder sa circonscription , où Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise, a raflé 35,45 % des voix au premier tour de la présidentielle, loin devant Emmanuel Macron (17,97 %).

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Gros enjeu pour les candidats La République en marche

La situation n'est pas forcément plus simple pour les ministres investis par REM pour les législatives. On pense notamment à Marielle de Sarnez (Affaires européennes), transfuge du Modem, qui se présente dans la 11e circonscription de Paris. Un territoire fermement tenu jusqu'ici par le député socialiste Pascal Cherki, membre de l'aile gauche du PS. D'autant que Marielle de Sarnez a de mauvais souvenirs électoraux dans la capitale : en 2008, lors des municipales, elle n'avait récolté que 13,93 % sous la seule étiquette Modem. Même incertitude pour le novice Mounir Mahjoubi, qui se présente dans la 16e circonscription de Paris. Le nouveau secrétaire d'Etat au numérique affrontera le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, élu depuis vingt ans sur ce territoire particulièrement acquis à la gauche. 


Dans la 2e circonscription des Alpes de Haute-Provence, Christophe Castaner (Relations avec le Parlement) tentera quant à lui de se faire réélire sur un territoire conquis sous l'étiquette PS. Si l'enjeu semble surmontable, le ministre devra surtout effacer le souvenir cuisant des élections régionales de 2015 en Paca, où il avait été éliminé dès le premier tour au profit de Marion Maréchal-Le Pen (FN). Enfin, Richard Ferrand va briguer sa propre succession dans la 6e circonscription du Finistère, où il avait été largement élu en 2012, lui aussi sous l'étiquette PS. 


Ces ministres-candidats pourront toutefois espérer bénéficier de la dynamique d'Emmanuel Macron. A défaut de l'emporter, ils n'auront effectué qu'un petit mois de rodage au sein du gouvernement. 

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