Macron au Mali : l'Élysée assure ne pas vouloir "imposer un journaliste plutôt qu'un autre"

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DROIT DE RÉPONSE - A la suite des critiques formulées par des sociétés et associations de journalistes sur leur présence dans les voyages officiels du chef de l'État, l'Élysée a envoyé ce vendredi un courrier à Reporters sans frontières (RSF). Le palais présidentiel a souhaité les rassurer du plein respect de la liberté de la presse.

Dans un courrier adressé ce vendredi à RSF en réponse à une lettre ouverte des sociétés de journalistes de plusieurs grands médias, l'Élysée a assuré ne pas avoir cherché à "imposer un journaliste plutôt qu'un autre" lors du déplacement d'Emmanuel Macron au Mali.  "Il va de soi que nous avons ouvert l'option aux rédactions mais jamais imposé un journaliste plutôt qu'un autre (...). Les journalistes qui se sont inquiétés peuvent se rassurer : l'Elysée n'entend pas faire le travail des rédactions", indique ce courrier dont des extraits sont publiés dans un communiqué de Reporters sans Frontières.

Une quinzaine de SDJ, des dirigeants de médias et RSF avaient protesté jeudi contre l'organisation de la communication présidentielle, s'inquiétant notamment du choix des journalistes l'accompagnant dans ce voyage au Mali.

Une démarche d'ouvertureLe communiqué de l'Élysée

Selon le courrier cité par Reporters sans frontières, l'Élysée affirme que sa démarche "est le contraire d'une démarche de fermeture : elle est une démarche d'ouverture". Il y est expliqué notamment que le président de la République "est très attaché au traitement de fond des sujets et souhaite ouvrir l'Élysée aux journalistes sectoriels ("rubricards") qui portent sur l'action présidentielle un autre regard. C'est dans cet esprit qu'il a été proposé aux rédactions d'élargir aux journalistes spécialisés Défense ou Diplomatie le voyage officiel auprès des forces armées".

RSF accueille le courrier de manière "favorable"

Toujours selon le courrier cité par RSF, "dans l'organisation du voyage officiel (au Mali), cette préoccupation (d'ouverture) a pu n'être pas assez expliquée, d'où les interprétations et inquiétudes qui sont nées ces derniers jours". 


"Nous accueillons favorablement les explications fournies et la volonté de dialogue avec les rédactions, et attendons que la preuve soit apportée dès les prochains jours que des limites ne seront pas imposées à la presse pour les besoins du storytelling", a commenté dans le communiqué Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières

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