"Gaulois" : Nadine Morano oublie le passé pour voler au secours de Nicolas Sarkozy

"Gaulois" : Nadine Morano oublie le passé pour voler au secours de Nicolas Sarkozy

TOUT EST PARDONNE - Invitée vendredi de Radio Classique, Nadine Morano, qui n'a pas obtenu ses parrainages pour la primaire à droite, lance des appels du pied à Nicolas Sarkozy et étrille Alain Juppé. Il est loin, le temps où l'ancien président lui retirait la tête de liste aux régionales.

C'était il y a moins d'un an. Nadine Morano, ciblée pour ses propos sur la France, "pays de race blanche", perdait son investiture aux régionales dans l'Est à l'initiative de Nicolas Sarkozy, son ancien mentor, et frôlait l'éviction de l'organigramme des Républicains. Elle n'avait pas de mot assez dur contre l'ancien patron de la droite, dont elle dénonçait une "faute politique majeure". Elle avait même retiré les photos de l'ancien président de sa permanence. 

Sa nouvelle cible : Alain Juppé

Mais ça, c'était avant. Non contente de s'être rabibochée avec Nicolas Sarkozy au printemps dernier, l'ancienne ministre, qui n'est pas parvenue à trouver les parrainages pour postuler à la primaire à droite, revisite l'histoire pour mieux le disculper. Et se trouver un nouvel ennemi. Son éviction lors des élections régionales ? Ce n'est pas la faute de Nicolas Sarkozy, mais celle d'Alain Juppé, expliquait-elle vendredi matin chez Radio Classique. Selon elle, c'est Benoist Apparu et les proches d'Alain Juppé qui ont "demandé sa tête". Et de dénoncer, autour du maire de Bordeaux : 

Ces personnes de ma famille politique qui jouent les censeursNadine Morano

Et quand Guillaume Durant lui fait remarquer que c'est Nicolas Sarkozy qui a acté cette "censure", elle reconnaît que cette décision était "ridicule", mais insiste : il l'a fait sous la pression d'Alain Juppé. Et pour mieux enfoncer le clou, Nadine Morano enchaîne en attaquant le passé judiciaire de l'ancien Premier ministre, condamné en 2004 dans une affaire de prise illégale d'intérêts.

Alain Juppé a été condamné par la justice. Si cela avait été mon cas, je n’aurais pas fait acte de candidature à la primaire. Nicolas Sarkozy, lui, accumule les non-lieu, il est présumé innocent. Nadine Morano

Quant à ses fâcheries passées avec Nicolas Sarkozy, elle se sont envolées. "Pour se réconcilier, il aurait fallu être fâché", assure l'ancienne ministre. Qui vole au secours de son mentor, avec qui elle partage un destin commun : avoir été clouée au pilori pour des propos qu'elle a tenus. Pour elle, c'était la "race blanche". Pour Nicolas Sarkozy, c'est sa récente sortie sur les "ancêtres gaulois".  Ceux qui ont critiqué Nicolas Sarkozy pour ces propos sont "de mauvaise foi", assure Nadine Morano. "Ses propos ont été sortis de leur contexte". Et d'estimer, comme lui, "qu'on ne construit pas un avenir sans connaître nos racines". 


Nadine Morano, évincée de la primaire, fait-elle des appels du pied à Nicolas Sarkozy pour négocier son soutien en novembre ?  "Pour l’instant je ne souhaite pas prendre position", dit-elle, promettant de se prononcer avant le premier tour du scrutin, quand ses idées auront été "entendues". Un suspense insoutenable...

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