Présidentielle 2017 : les 3 scénarios qui s'offrent à François Hollande

Présidentielle 2017 : les 3 scénarios qui s'offrent à François Hollande

L'abandon de Hollande

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CHOIX MULTIPLES - Il doit annoncer sa décision avant le 10 décembre. François Hollande sera-t-il candidat à sa propre succession et se lancera-t-il dans la course pour 2017 ? A l’heure actuelle, trois scénarios s’offrent à lui : renoncer, passer par la primaire de la gauche, ou se présenter directement devant les Français.

La question est sur toutes les lèvres, et le suspense presque insoutenable. François Hollande sera-t-il candidat à sa propre succession ? Le chef de l’Etat a promis qu’il donnerait sa réponse avant le 10 décembre. A l'heure où certains le poussent à se déclarer, ou en tout cas à clarifier la situation, d'autres lui demandent de réfléchir à l'éventualité de se présenter en dehors de la primaire de la gauche. Aujourd'hui, quelles possibilités s'offrent à François Hollande ?

Renoncer à se présenter

La dynamique n'est clairement pas bonne pour le président de la République. Selon le dernier sondage KANTAR Sofres OnePoint pour LCI publié mardi, le président sortant arriverait en quatrième ou cinquième position au premier tour selon les candidats présents face à lui, derrière François Fillon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et même Jean-Luc Mélenchon. La peur d'un échec cuisant pourrait donc lui suffire à renoncer. Le chef de l'Etat pourrait aussi avoir du mal à montrer qu'il a tenu sa promesse d'inverser la courbe du chômage, même si les derniers chiffres sont à son avantage.

Se présenter via la primaire de la gauche

Encore la semaine dernière, il était inimaginable que François Hollande, s'il décide de se présenter, puisse le faire hors du cadre de la primaire de Belle alliance populaire, organisée par le Parti socialiste. Gagner ce scrutin serait pour lui la seule façon de défendre correctement son bilan, qui plus est face à deux de ses anciens ministres, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg. Cela lui permettrait aussi de recueillir la légitimité nécessaire, surtout après l'investiture de François Fillon via la primaire de la droite et du centre, à laquelle ont participé plus de 4 millions de Français.


Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a exclu mardi une candidature de François Hollande hors primaire. "Ce serait d'une brutalité tout à fait insupportable, une sorte de coup de force politique", a déclaré François Kalfon, directeur de campagne d'Arnaud Montebourg. Ce mercredi, Didier Guillaume, président du groupe PS au Sénat et proche de François Hollande, a assuré que le chef de l'Etat "passera par la primaire". "Aujourd'hui, les primaires sont actées" a-t-il ajouté.

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Se présenter en dehors du cadre de la primaire

C’est l’hypothèse qu’ont laissé entendre certains des proches du président ces derniers jours. Bruno Le Roux, président du groupe PS à l’Assemblée, ou encore Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, ont instillé l’idée que la primaire, sous sa forme actuelle, ne "permet pas le rassemblement" ou encore "ne sert à rien". Ils pensent que le risque est de voir la primaire se transformer en référendum pour ou contre François Hollande. Jean-Pierre Mignard, avocat proche de François Hollande, a estimé que "le président de la République sortant ne peut pas aller devant la primaire". 


En n'essuyant pas d'échec à la primaire, François Hollande se donnerait quelques mois de répit et aurait l'assurance de pouvoir se présenter directement devant les Français en 2017. Mais à quel prix ?

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