Le programme antiterroriste d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen

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MENACE – Alors que le terrorisme a prospéré en France ces dernières années, le programme présidentiel des finalistes est regardé à la loupe. Que proposent à ce sujet Marine Le Pen et Emmanuel Macron ?

C’est un sujet brûlant qui obsède de nombreux Français : comment lutter efficacement contre le terrorisme ? Il est devenu d'autant plus prégnant avec l'attentat des Champs-Elysées jeudi 20 avril, mené par un Français connu des services de renseignement et déjà condamné pour trois tentatives d'homicide, dont deux sur des policiers. Un événement qui fait craindre pour la sécurité de la présidentielle, d'autant que, deux jours auparavant, deux individus radicalisés avaient été arrêtés à Marseille, soupçonnés de préparer une action violente contre des candidats.

 L'occasion de revenir sur le débat qui a occupé, mercredi 29 mars, les représentants des cinq principaux candidats à la présidentielle au Centre d'analyse du terrorisme (CAT). Etaient présents les représentants des cinq candidats en tête dans les sondages, à savoir Emmanuel Macron, Marine Le Pen, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Benoit Hamon.


Joint par LCI, le président du CAT Jean-Charles Brisard a trouvé ce débat "constructif" dans la mesure "où ils ont pu parler d’un sujet important qui était pour le moment passé sous silence dans la campagne présidentielle". Et le chercheur d’ajouter : "La lutte contre le terrorisme est l’une des principales préoccupations des Français. Il me semblait donc essentiel d’organiser cette confrontation des idées". 


Et quelles donc sont les principales mesures de ces cinq candidats en matière de lutte contre le terrorisme ? Si Jean-Charles Brisard souligne qu’ils ont "des points de convergence sur la nécessité de renforcer le renseignement territorial", il reconnaît que des lignes de fractures existent. Pour y voir plus clair, LCI a épluché leur programme respectif. 

Emmanuel Macron

Le 2 mars dernier, le candidat d’En marche! a détaillé au Parisien sa volonté de "créer un état-major centralisé du renseignement rapportant directement au Conseil de défense auprès du président de la République". Outre la création de 10.000 postes de policier, l’ancien ministre de l’Economie souhaite mettre en place "des centres pénitentiaires ad hoc avec un suivi individualisé" pour les Français revenant de la zone irako-syrienne.


Dans son programme, il prévoit en outre de "permettre l’accès aux données des instructions en cours lorsqu’elles peuvent aider à la prévention d’actions et à la recherche de terroristes". Il estime aussi qu’il faut "finir la guerre en Syrie et en Irak, car c'est là que le cœur du problème se trouve" et instaurer "une véritable coopération européenne en matière de sécurité et de renseignement". 

Marine Le Pen

La présidente du Front national souhaite "interdire et dissoudre les organismes de toute nature liés aux fondamentalistes islamistes" et "expulser tous les étrangers en lien avec le fondamentalisme islamiste (notamment les fichés S, ndlr)". Elle prévoit également dans son programme de "fermer toutes les mosquées extrémistes recensées par le ministère de l’Intérieur" et d’"interdire le financement étranger des lieux de culte et de leur personnel". 


Par ailleurs, Marine Le Pen promet d’instaurer la déchéance de la nationalité française, l’expulsion et l’interdiction du territoire "pour tout binational lié à une filière djihadiste". Selon elle, il faut appliquer l’article 411-4 du Code pénal en plaçant en détention préventive "tout Français lié à une organisation étrangère organisation étrangère suscitant des actes d’hostilité ou d’agression contre la France et les Français". 

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