Régionales 2015 : en Corse, le candidat officiel Les Républicains distancé par le dissident

Régionales 2015 : en Corse, le candidat officiel Les Républicains distancé par le dissident

SONDAGE – Selon une étude d'OpinionWay, le candidat investi par Les Républicains en Corse aurait le plus grand mal à convaincre les électeurs, plus attirés par les indépendantistes.

José Rossi, tête de liste des Républicains en Corse, va-t-il dans le mur ? Selon un sondage OpinionWay pour France 3 Corse et France Bleu RCFM, celui qui fut président de l'Assemblée de l'île jusqu'en 2004 aurait le plus grand mal à convaincre les électeurs. Il est en effet crédité d'à peine 12% des suffrages, au coude-à-coude avec la liste divers gauche du président sortant Paul Giacobbi et le candidat du FN, Christophe Canioni. Surtout, ce score le laisse loin derrière son rival à droite, Camille de Rocca Serra, crédité lui de 16% des voix. Déçu de ne pas avoir reçu l'investiture des Républicains, celui-ci avait choisi cet été de présenter sa propre liste plutôt que de s'allier à José Rossi. Un pari qui pourrait payer : même chez les sympathisants de Nicolas Sarkozy, il est crédité d'un très net avantage (40% des voix, contre 24% pour Rossi).

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Tous deux devront toutefois composer avec les très bons scores des indépendantistes. La liste Femu a Corsica, conduite par le maire de Bastia et ancien avocat d'Yvan Colonna, Gilles Simeoni, arrive en effet à la première place de ce sondage, avec 18% d'intentions de vote. Quant à la gauche, elle semble largement distancée : Emmanuelle de Gentili, investie par le Parti socialiste, n'est créditée que de 4% des suffrages selon OpinionWay , ce qui serait insuffisant pour se maintenir au second tour ou même fusionner avec une autre liste. Pour la majorité, l'espoir repose donc sur Paul Giacobbi, le président sortant.

La Corse, une région à part

Le scrutin corse présente de nombreuses différences par rapport aux autres régions. D'abord dans son organisation : les candidats ne présentent qu'une seule liste pour toute l'île, et non une par département comme c'est le cas ailleurs. Les listes n'ont besoin que de 7 % des voix pour se maintenir au second tour, contre 10% dans le reste du pays, et la "prime" de sièges accordée au vainqueur est de 9 sièges sur un total de 51, au lieu de 25%. Autre spécificité, la Corse dispose non pas d'une, mais de deux instances régionales : l'Assemblée de Corse, dont les membres sont élus lors des élections territoriales, et le Conseil exécutif de Corse, qui en est issu. Deux organes qui disposent de pouvoirs bien plus étendus que ceux des autres régions.

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