"Rempli de révolte" contre Fillon, Bayrou prend la défense des fonctionnaires

Fillon candidat de la droite pour 2017

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FONCTION PUBLIQUE - Interrogé sur le plateau de France 2, le président du Modem a fustigé le programme de François Fillon qui prévoit notamment de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires en cinq ans.

"Rempli de révolte", François Bayrou invité sur France 2 est revenu mercredi 30 novembre sur le programme du candidat de la droite et du centre François Fillon, qu'il considère comme "dangereux". Le président du Modem s'est notamment attardé sur une des - nombreuses - propositions choc du candidat des Républicains : supprimer 500.000 postes dans la fonction publique en cinq ans. 

"Vous croyez que c'est viable ?"François Bayrou

"Qu’est-ce que ça veut dire, 500.000 fonctionnaires de moins ? On a, parmi ceux qui nous écoutent, beaucoup d’étudiants, qui préparent les concours de professeurs, de magistrats, de fonctionnaires. Cela veut dire qu’on n’en recrutera aucun pendant cinq ans ? Est-ce que vous croyez que c’est viable ?" s'est-il insurgé. 

Autre mesure contre laquelle s'élève le maire de Pau : le retour au 39h hebdomadaire dans la fonction publique, payés 35h. Une augmentation du temps de travail qui faciliterait la diminution des effectifs pour François Fillon. "Cela veut dire une chose très simple : il n’y aura plus d’heures supplémentaires en France ! Or, moi, je pense le contraire. Je pense qu’il ne faut non pas payer moins le travail, mais qu’il faut le payer davantage" a soutenu François Bayrou. 

Une vieillie histoire d'amour

Le président du Modem qui n'exclut pas une possible candidature à l'élection présidentielle s'est placé en défenseur des fonctionnaires. "En tant que maire de Pau avec 2600 personnes qui travaillent dans la fonction publique, je reçois un samedi par mois tous les fonctionaires. Je prends soin pour chacun de demander son salaire net (1300, 1040 euros...) et quand j'entends ainsi ciblés ces femmes et ces hommes qui ont un travail difficile, cela me remplit de révolte". 


La défense des fonctionnaires, une constante dans le discours du maire de Pau, plutôt soutenu par une frange de la fonction publique. En 2012, une étude du Cevipof rappelait qu'à l'élection présidentielle de 2007, l'ancien ministre de l'Education nationale avait recueilli 21% des suffrages des cadres du secteur public et 26% de ceux des enseignants. Une autre étude du Cevipof, en 2016, le donnait à 20% des intentions de vote chez les enseignants. Ce dernier le leur rend bien. Dernier exemple en octobre où, au micro de RTL, François Bayrou soutenait déjà que les salariés de la fonction publique - parmi lesquels les enseignants - manquaient de reconnaissance. 

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