Législatives 2017 : Valls à Evry, Mélenchon à Marseille, Ruffin, le FN... les points chauds de ce 2e tour

Législatives 2017 : Valls à Evry, Mélenchon à Marseille, Ruffin, le FN... les points chauds de ce 2e tour

Elections législatives 2017

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CASTAGNE - Grande figure politique en péril, "trahisons" en passe d'être payées, ministres en danger, ex-candidats en quête de rachat... Le second tour des élections législatives, dimanche 18 juin, offre nombre d'affiches des plus intéressantes. Tour d'horizon.

Au-delà de dessiner une très large majorité en faveur d'Emmanuel Macron, le second tour des élections législatives réserve une belle quantité de duels à la symbolique politique très forte. Il y a des situations exceptionnelles, des batailles médiatiques, des circonscriptions qui révéleront un progrès, une régression... En attendant le scrutin, LCI fait un point (non-exhaustif) sur les affiches du 18 juin prochains.

NKM en danger à Paris

L'ancienne ministre de l'Environnement, victime d'un malaise après avoir été violemment prise à partie par un électeur ce jeudi, affronte le marcheur Gilles Le Gendre, qui l'a très largement devancée au premier tour, dans la deuxième circonscription. Pas spécialement optimiste, la députée sortante de l'Essonne a confié que "sa voix pourrait bien s'éteindre". Au premier tour, elle avait été mise en difficulté du fait de la division de la droite.

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NKM sortie d'hôpital

Valls, sans étiquette, bousculé par la France insoumise

Débarrassé de Dieudonné et de Francis Lalanne, mais aussi des concurrences des autres marcheurs, Manuel Valls, arrivé en tête au premier tour, doit faire face à la concurrence de Farida Amrani, candidate de la France insoumise, arrivée avec près de huit points de retard sur l'ancien Premier ministre. Sans candidat PS ni REM face à lui, l'ancien Premier ministre "bénéficie" désormais du soutien de Serge Dassault, figure locale multi-condamnée. Assez pour conserver son siège de député ?

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VALLS 1ERE CIRCO DE L ESSONNE

Mélenchon élu à Marseille

Après avoir éliminé Patrick Mennucci, le député PS sortant, Jean-Luc Mélenchon arrivé en tête, avec plus de 34% des voix, au premier tour dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, doit maintenant s'occuper de Corinne Versini, marcheuse du coin. Cette dernière a obtenu plus de 22% des voix au premier tour. Dimanche, le fondateur de la France insoumise a annoncé son élection, les estimations à 20 heures, le gratifiant de 60%. 

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Jean-Luc Mélenchon : "Il ne me font pas peur les 400 de Macron, c'est le contraire je me pourlèche"

Ruffin, merci l'insoumis

L'ex-ministre socialiste Pascale Boistard ? Eliminée. Le comédien Franck de Lapersonne passé au Front national ? Itou. Le rédacteur en chef du journal Fakir et réalisateur du documentaire "Merci Patron"  faisait face au marcheur Nicolas Dumont, ex-PS, qui l'a devancé de 10 points au premier tour (34% contre 24%). Ce dimanche, François Ruffin a réussi la remontada, comme il qualifiait sa victoire, via Twitter. Le journaliste est élu député dans la Somme. 

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François Ruffin qualifié pour le deuxième tour en Picardie

Vallaud-Belkacem, Le Foll, El Khomri... destins contraires pour les ex-ministres de Hollande

Membres du gouvernement jusqu'au bout, ils ou elles ont décidé de se présenter aux élections législatives. C'est le cas de Najat Vallaud-Belkacem, nettement devancée dans la 6e circonscription du Rhône par l'entrepreneur Bruno Bonnell, candidat de la REM. Axelle Lemaire (3e des Français de l'étranger), elle est éliminée, tout comme Matthias Fekl et tant d'autres ex-ministres de la Hollandie. A l'inverse, Stéphane Le Foll (4e de la Sarthe), Marisol Touraine (3e d'Indre-et-Loire), Georges-Pau Langevin (15e de Paris), Ericka Bareigts (1ère de La Réunion) et Myriam El Khomri (18e de Paris) ont bénéficié de l'absence de marcheurs face à eux pour se qualifier au second tour. Plus ou moins brillamment. L'ex-ministre du Travail doit, par exemple, affronter le proche d'Edouard Philippe Pierre-Yves Bournazel, qui l'a devancée au premier tour.

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Trois anciens ministres socialistes éliminés dès le premier tour des législatives

Le Maire, Mahjoubi... six ministres Macron en sursis

Invité sur France Inter jeudi 18 mai, le Premier ministre Edouard Philippe n'aurait pas pu délivrer message plus clair à l'endroit de ses ministres : ceux d'entre eux qui n'emporteraient pas leur bataille législative devraient démissionner de leur poste. Bruno Le Maire (1ère circonscription de l'Eure), Annick Girardin (Saint-Pierre-et-Miquelon), Christophe Castaner (2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence), Mounir Mahjoubi (16e circonscription de Paris), Richard Ferrand (6e du Finistère) et Marielle de Sarnez (11e circonscription de Paris) étaient concernés. Et, à part peut-être Mounir Mahjoubi, sans grande réserve de voix, et Annick Girardin, au coude-à-coude avec son adversaire, l'affaire est quasiment dans le sac pour tous.

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Castaner, De Sarnez, Le Maire... comment s'en sortent les ministres de Macron ?

Dupont-Aignan, la présidentielle en boulet

Réélu avec aisance depuis 1997, qu'importe qu'il se soit présenté avec l'étiquette UMP ou non, Nicolas Dupont-Aignan n'a pas la partie facile dans la 8e circonscription de l'Essonne, où le candidat marcheu Antoine Pavamani le dépasse de quelques points. En effet, le président de Debout la France s'est vu vertement reprocher son alliance avec le Front national le propulsant Premier ministre en cas de victoire de Marine Le Pen. Plusieurs manifestations de Yerrois s'opposant à cette alliance avaient alors eu lieu, regroupant quelques centaines de personnes. Mais Nicolas Dupont-Aignan peut d'autant plus s'inquiéter que, lors du second tour, son positionnement n'avait pas franchement payé pour Marine Le Pen. Emmanuel Macron était arrivé en tête... avec 68,5% des voix.

Montreuil, la guéguerre du PCF et de la FI

La 7e circonscription de Seine-Saint-Denis, à cheval entre Montreuil et Bagnolet, symbolisait à elle seule les difficultés que la gauche qui refuse de s'allier à Emmanuel Macron éprouve pour s'allier. C'est ainsi que le lieutenant de Jean-Luc Mélenchon Alexis Corbière, une des figures médiatiques de la France insoumise, a dû batailler et éliminer l'adjoint au maire communiste de la ville, le candidat Front de Gauche Gaylord le Chequer, et le député sortant PS Ramzy Hammadi. Il se retrouve ainsi qualifié au second tour face à la marcheuse Halima Menhoudj, qui le devance de trois points. Mais le professeur d'histoire-géo a pour lui d'immenses réserves de voix...

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Législatives 2017 : duel de haut vol pour Alexis Corbière à Montreuil

Quel sort pour Marine Le Pen et les députés FN ?

Malgré les près de 11 millions de voix récoltées au second tour de l'élection présidentielle par Marine Le Pen (soit le double des voix obtenues par son père en 2002), le FN a essuyé un échec au premier tour des législatives, avec 13,2% des voix. Après avoir laissé planer le suspense, Marine Le Pen a réalisé un excellent score dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais (46%) des voix, devançant de trente points son adversaire, la marcheuse Anne Roquet. Mais attention au front républicain, qui lui avait coûté la victoire il y a cinq ans.


Ce n'est pas le seul enjeu pour le Front national, qui doit limiter la casse du premier tour, après lequel les instituts de sondage lui promettent moins de 5 députés. Gilbert Collard l'emportera-t-il face à Marie Sara (2e du Gard) ? Quid d'Emmanuelle Ménard, femme du maire de Béziers (6e de l'Hérault) ? Et d'autres figures du FN, tels Florian Philippot (6e de Moselle), Stéphane Ravier (3e des Bouches-du-Rhône) ou Bruno Bilde (12e circonscription du Pas-de-Calais), tous arrivés en tête, mais avec de très faibles réserves de voix pour les aider ? Pour le FN, il s'agit de relever la tête, mais aussi d'éviter la catastrophe financière.

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