VIDÉO - Henri Guaino persiste et signe : "Les électeurs bobos, c'est ce que je déteste le plus dans l'existence"

Elections législatives 2017

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SAME PLAYER STRIKES AGAIN - Invité sur le plateau de LCI ce lundi, Henri Guaino a réitéré ses attaques contre l'électorat devant lequel il se présentait comme divers droite, dans la 2e circonscription de Paris. Électorat qui lui a infligé une sévère déconvenue puisqu'il n'a recueilli que 4,51% des suffrages.

Au lendemain de sa sèche élimination au premier tour dans la 2e circonscription de Paris (étiqueté divers droite, il n'a obtenu que 4,51% des suffrages) et de son mémorable esclandre au sujet de ses électeurs, Henri Guaino avait encore assez de gaz ce lundi pour en remettre une couche, sur le plateau de LCI. 


Invité éventuellement à revenir sur ses propos, l'ancien député des Yvelines a commencé par esquissser un demi-mea culpa : "Je ne parlais pas de ceux qui ont voté pour moi." Dont acte.

Boboïsme, narcissisme et égoïsme

En revanche, questionné sur le fait de savoir s'il maintenant ou non ses propos, il est resté droit dans ses bottes : "Oui, on a perdu l'habitude de ne plus dire la vérité." Et de pointer ce qu'il perçoit comme une injustice : "L'homme politique est jugé, il est insulté, mais il ne peut jamais dire ce qu'il pense de ceux qui votent", a-t-il dit. L'ex-plume de Nicolas Sarkozy s'est donc décidé à mettre fin à cette omerta et à agir en "homme totalement libre." Et il a sa conscience pour lui : "J'ai assez donné à la politique et donc je dis ce que je pense."

Pourquoi, alors, les électeurs de la 2e circonscription de Paris (ceux qui lui ont préféré Nathalie Kosciusko-Morizet et le marcheur Gilles Legendre, donc), sont-ils "à vomir" ? Ouvrez le ban avec le première catégorie : "D'abord, il y a ces bobos narcissiques qui vivent entre eux dans l'égoïsme le plus total. C'est vraiment ce que je déteste le plus dans l'existence. Ils n'ont jamais voté pour moi, ils ont raison de voter pour qui ils votent, mais je peux pas dire que je l'estime beaucoup." Fermez le ban.

"La France qui a émergé des urnes ne m'intéresse plus"

Et puis il y a une autre catégorie, "les cathos pétainistes" fustigés dimanche soir, dont il dénonce l'hypocrisie. Rouvrez le ban. "Cette droite traditionnelle, cette couche sociologique sur laquelle finalement la droite républicaine et du centre s'est repliée après avoir perdu l'électorat populaire, les classes moyennes inférieures." De ceux-là (enfin, ceux qui n'ont pas voté pour lui),  il dit : "Ce qui me choque dans cet électorat, c'est cette distorsion entre la morale affichée, les valeurs soi-disant défendues et leur comportement. Comment peut-on aller à la messe et envoyer ses enfants au catéchisme, leur faire des leçons de morale et ensuite aller voter pour quelqu'un qui, pendant 30 ans, a triché ?" Message transmis aux sympathisants de Sens commun, ce mouvement émanant de la Manif pour tous, premier soutien d'un certain... François Fillon. Fermez le ban.


Evidemment questionné sur la raison pour laquelle il est quand même parti à la conquête de cet électorat, Henri Guaino joue cartes sur table : lui, le "gaullo-bonapartiste [...] n'incarne très certainement pas les valeurs ni des bobos parisiens  ni de ceux qui vont à la messe. Je suis allé au bout, j'ai fait tout ce que j'ai pu pendant 15 jours de campagne." Avant de voir émerger un possible grand chelem pro-Macron dans la capitale. Ceci, et les plus de 400 députés marcheurs qui devraient s'avancer dans l'Assemblée nationale, déprime celui qui avait voulu se présenter à la présidentielle : "La France que j'ai vu émerger des urnes, ce n'est plus ma France. Je ne sais pas si elle me dégoûte, mais en tout cas, elle ne m'intéresse plus."

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